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Un hiver occupé mais peu payant pour les voyagistes

L'hiver long et rigoureux que nous prédisent les... (Photo David Boily, Archives La Presse)

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L'hiver long et rigoureux que nous prédisent les météorologistes a fait bondir l'intérêt des vacanciers pour les destinations soleil. À preuve : jusqu'ici, Transat a vendu 50 % de sa capacité hivernale.

Photo David Boily, Archives La Presse

Sylvain Larocque
La Presse

L'hiver s'annonce très occupé pour les entreprises qui veulent nous le faire oublier en nous envoyant dans le Sud. Il est toutefois loin d'être acquis que cette frénésie se traduira par une hausse des profits.

Cette année, le froid et la neige précoces ont fait bondir l'intérêt pour les destinations soleil. « En ce moment, ça roule fort », confirme Annick Guérard, PDG de Transat Tours Canada.

« Le froid aide beaucoup, ajoute-t-elle. La neige, moins, parce que ça peut inciter les gens à rester ici en raison des bonnes conditions de ski, mais quand le froid se met de la partie, c'est un bon stimulant. »

Les voyagistes sont prêts à faire face à l'hiver long et rigoureux que nous prédisent les météorologistes : leur capacité de voyages vers le Sud est en hausse d'environ 5 % par rapport à l'an dernier. Air Canada mène le bal avec une augmentation prévue de 30 %, suivi de loin par WestJet avec 5 %. Le nombre de sièges restera stable chez le leader incontesté de l'industrie, Sunwing, mais diminuera de 3 % chez Transat.

« C'est le marché qui décidera s'il y a trop de capacité ou non », lance Colin Hunter, président du conseil de Sunwing.

NOUVEAUTÉS CETTE ANNÉE

  • Trois vols Montréal-Puerto Vallarta par semaine (Air Canada)
  • Un vol Montréal-San Salvador par semaine (Transat)
  • Un vol Montréal-Sainte-Lucie par semaine (Sunwing)

Malgré l'abondance de l'offre, les prix ne reculent pas, au contraire. « La tendance des prix à la hausse par rapport à l'an dernier se poursuit », note Annie Gauthier, porte-parole de CAA-Québec, qui exploite 14 agences de voyages. « Mais ce n'est pas suffisant pour remettre en question des projets de vacances. »

CHAUD À CUBA

C'est à Cuba que la pression à la hausse sur les prix se fait le plus sentir en raison de la hausse de la demande. Pendant la première moitié de l'année, le nombre de visiteurs a augmenté de 12 % par rapport à la même période de 2015 en raison principalement d'une forte progression chez les touristes européens.

Plusieurs vacanciers se ruent dans l'île communiste dans l'espoir de voir le pays avant que les Américains y débarquent massivement dans la foulée de l'assouplissement de l'embargo imposé par Washington. Cet hiver, une vingtaine de vols réguliers relieront chaque jour les États-Unis à Cuba, une première depuis... 1961.

« Il y a beaucoup d'engouement pour Cuba, mais on ne sent pas encore la demande américaine exploser. »

- Annick Guérard, PDG de Transat Tours Canada

À CAA-Québec, on tient en outre à relativiser la hausse des prix à Cuba. « Dans certains cas, il n'y a pas de mouvement du tout alors que dans d'autres, la hausse peut atteindre de 10 à 15 %, indique Mme Gauthier. Mais on parle de forfaits à Varadero qui étaient très peu chers et qui restent encore aujourd'hui sous la barre des 1000 $. »

Jusqu'ici, Transat a vendu 50 % de sa capacité hivernale. Le nombre de réservations est en hausse de 2,2 % par rapport à l'an dernier et les coefficients d'occupation sont supérieurs de 3,3 %. Or, comme les coûts de l'entreprise sont en hausse de 3 % en raison de la faiblesse du dollar canadien et de la hausse des prix du carburant, ses marges bénéficiaires sont actuellement inférieures de 1,5 % à celles de l'an dernier.

Mais comme les craintes liées au virus Zika et la menace de grève de ses pilotes sont chose du passé, Transat n'exclut pas que les résultats de l'hiver « soient meilleurs que ceux de l'an dernier ». Cela dit, l'analyste Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, s'attend à ce que Transat enregistre une perte d'exploitation de 50 millions cet hiver, contre 39 millions l'an dernier. Notons que les autres voyagistes ne publient pas de prévisions.

PAYER PLUS POUR ÉCONOMISER

En général, les Québécois continuent de débourser moins que les autres Canadiens pour leurs forfaits dans le Sud. Mais la situation évolue. « Les gens se rendent compte qu'en achetant en fonction du prix, ils n'obtiennent pas tout ce qu'ils aimeraient avoir à destination, ce qui les force à dépenser plus sur place, dit Colin Hunter, de Sunwing. De plus en plus de Québécois sont maintenant prêts à payer plus au moment de réserver pour s'assurer de passer de belles vacances. »

DES DESTINATIONS QUI MONTENT

Deux destinations sont particulièrement demandées actuellement, selon Annick Guérard, de Transat.

- CARTHAGÈNE, EN COLOMBIE

« On ne sait pas si c'est en raison de l'accord de paix qui a été signé récemment, mais il y a vraiment une forte croissance de la demande pour cette destination. »

- ROATÁN, AU HONDURAS

« Beaucoup de groupes organisent des voyages de plongée là-bas. »




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