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L'Ukraine reçoit une aide de 17 milliards du FMI

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«Une action urgente était nécessaire», a expliqué la directrice générale de l'institution du FMI, Christine Lagarde, alors que le pays est au bord de l'asphyxie financière et en proie à un mouvement de rébellion armée pro-russe qui menace son intégrité territoriale.

Photo MANDEL NGAN, AFP

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Amélie HERENSTEIN avec Bertrand DE SAISSET à Slaviansk
Agence France-Presse
Kiev

L'Ukraine, menacée militairement par la Russie et en proie à une insurrection pro-russe de plus en plus agressive dans l'est du pays, a reçu une nouvelle marque de soutien des Occidentaux sous la forme d'un prêt de 17 milliards de dollars du FMI.

Le Fonds monétaire international va débloquer dans un premier temps un premier prêt de 3,2 milliards de dollars à Kiev, que la Russie presse de régler une facture de gaz de plusieurs milliards de dollars.

«Une action urgente était nécessaire», a expliqué la directrice générale de l'institution de Washington, Christine Lagarde, alors que le pays est au bord de l'asphyxie financière et en proie à un mouvement de rébellion armée pro-russe qui menace son intégrité territoriale.

En ce 1er mai, jour férié, les traditionnels défilés de la Fête du Travail n'ont guère mobilisé les foules malgré la crise que traverse le pays, la pire jamais que n'ait jamais connu ce jeune pays issu de l'Union soviétique.

À Kiev, seules 2000 à 3000 personnes se sont réunies dans le calme, déclamant des slogans pour l'unité de l'Ukraine, a constaté l'AFP.

À Moscou, par contraste, la mobilisation a été à la fois massive et patriotique: environ 100.000 personnes ont défilé jeudi sur la Place Rouge à Moscou, renouant avec une tradition datant de l'Union soviétique. «Je suis fier de mon pays», «Poutine a raison» indiquaient des pancartes brandies dans la foule.

À Slaviansk, bastion rebelle pro-russe de l'est de l'Ukraine qui échappe depuis plus de deux semaines au contrôle des autorités centrales, quelque 200 personnes, essentiellement des retraités, se sont réunies place Lénine, dénonçant «la junte de Kiev» et agitant des drapeaux soviétiques.

«Rien de neuf» pour l'OSCE

Les rebelles séparatistes de cette ville de 110 000 habitants retiennent depuis presque une semaine une équipe d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Les négociations avec l'organisation viennoise pour leur libération semblent patiner depuis plusieurs jours.

«Il n'y a rien de neuf», a déclaré jeudi matin à l'AFP la porte-parole des rebelles, Stella Khorocheva, affirmant toutefois que l'atmosphère des pourparlers était «amicale». L'équipe retenue est composée de sept étrangers et quatre Ukrainiens.

Le chef séparatiste et maire autoproclamé de Slaviansk Viatcheslav Ponomarev a déclaré jeudi à l'agence Interfax négocier aussi avec les autorités ukrainiennes à leur sujet. «Nous espérons les échanger contre nos camarades qui ont été capturés par Kiev», a-t-il dit.

Les rebelles négocient également le sort de trois officiers ukrainiens capturés eux aussi il y a plusieurs jours: «Ils se sentent bien, nous allons aussi essayer de les échanger», a-t-il dit.

Les rebelles pro-russes, hostiles au pouvoir qui s'est mis en place à Kiev après le renversement du président Viktor Ianoukovitch, ont continué ces derniers jours d'étendre leur emprise sur une série de villes de l'Est ukrainien. Ils contrôlent des sites stratégiques (mairie, siège de la police et des services de sécurité) dans plus d'une douzaine de villes.

«Rhétorique belliqueuse»

Kiev avait annoncé mercredi avoir mis ses forces armées en «état d'alerte total» pour le combat, face à la menace d'une intervention russe et pour tenter d'empêcher la propagation de l'insurrection à de nouvelles régions du Sud et de l'Est.

«L'objectif numéro un est d'empêcher le terrorisme de s'étendre» des régions de Donetsk et de Lougansk, a déclaré le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov.

«Il y a des tentatives de déstabiliser la situation à Kharkiv (est), Odessa (sud), Dnipropetrovsk (est), Zaporijjia (sud-est), Kherson et Mykolaïev (sud)», selon lui.

Ensemble, ces huit régions constitueraient une large zone contiguë de la Russie et des territoires séparatistes de Crimée (rattachée à la Russie en mars) et de Transdniestrie en Moldavie, que Moscou contrôle de fait déjà.

La Russie a répliqué en accusant Kiev de se livrer à une «rhétorique belliqueuse visant à intimider sa propre population».

Dans un geste qui devrait irriter encore davantage Moscou, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a annoncé que l'attaché militaire russe à Kiev avait été «arrêté» mercredi et «déclaré persona non grata». «Suite à des agissements incompatibles avec son statut», le diplomate russe «doit quitter l'Ukraine dans les plus brefs délais», selon le ministère.




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