Lorsqu'il s'est livré à la Sûreté du Québec, en juillet dernier, Earl Jones a fait une déclaration de plus de quatre heures aux enquêteurs, au cours de laquelle il a avoué ses crimes et exprimé des remords.

Mis à jour le 24 févr. 2010
Catherine Handfield
Catherine Handfield LA PRESSE

C'est ce qu'a révélé hier la télévision de Radio-Canada, qui a obtenu l'interrogatoire mené le 27 juillet 2009.

Dans cette déclaration, le soi-disant conseiller financier admet avoir incité des clients à contracter une deuxième hypothèque. Il avoue avoir fait de bonnes affaires grâce aux successions qui lui étaient confiées.

Earl Jones prétend qu'il s'était versé un salaire annuel de 60 000$ à 70 000$ pendant les années qu'a duré son stratagème, ce qui est faux. Entre 1982 et 2009, il se serait plutôt approprié 13 millions pour ses fins personnelles, a révélé l'enquête.

Jones a pleuré

Pendant l'interrogatoire, il a pleuré à quelques reprises, affirmant qu'il était «vraiment désolé» pour les investisseurs qu'il a floués. «Ces clients étaient des amis, ils me faisaient confiance», a-t-il gémi.

L'homme de 67 ans a écopé la semaine dernière d'une peine de 11 ans d'emprisonnement après avoir plaidé coupable à des accusations de fraudes de plus de 50 millions. Il n'a jamais investi l'argent que 158 petits investisseurs lui avaient confié.