CO2 Solution, une entreprise de Québec qui travaille sur une technologie brevetée de capture de carbone, vient tout juste de signer un contrat de développement conjoint avec Codexis, une entreprise californienne spécialisée dans la fabrication d'enzyme.

Martine Letarte, collaboration spéciale
Martine Letarte, collaboration spéciale LA PRESSE

«Nous travaillerons ensemble pour un minimum de 14 mois pour faire avancer notre technologie de captage de carbone», indique Glenn Kelly, président et chef de la direction de CO2 Solution.

L'objectif est d'arriver à démarrer un projet pilote de grande envergure en 2010.

«Nous voulons appliquer notre technologie à une centrale au charbon, parce qu'elles seront notre marché cible. Ces installations émettent énormément de gaz à effet de serre et elles sont très présentes en Ontario et aux États-Unis», explique M. Kelly.

L'expertise de Codexis devrait permettre à CO2 Solution de s'approvisionner adéquatement en anhydrase carbonique, un enzyme qui sert à gérer le CO2 dans le corps humain et qui est à la base de la technologie développée par l'entreprise québécoise.

«Évidemment, l'enzyme a été adaptée pour qu'elle puisse fonctionner à l'extérieur du corps humain, soit dans un contexte industriel. Codexis nous a démontré sa capacité à produire cette enzyme à très grande échelle, ce qui sera important pour réaliser notre projet pilote», explique M. Kelly.

Codexis a investi 2 M$ dans CO2 Solution et détient 16,59% de ses actions. L'entreprise américaine a aussi déboursé 500 000 $ en frais d'engagement.

CO2 Solution a été créée en 1997 et est devenue publique en 2004. L'entreprise compte maintenant 18 employés et prévoit créer quelques postes au début 2010 pour être en mesure d'aller de l'avant avec son projet pilote d'envergure.

Vigneault Chocolatier: une nouvelle collection équitable

La jeune entreprise Vigneault Chocolatier vient tout juste de lancer une nouvelle collection de chocolats en réalisant des mélanges de saveurs comme amandes grillées, canneberges et érable, ou encore, pomme, cannelle et amandes grillées. Toujours biologiques, les chocolats sont dorénavant aussi équitables.

«Pour mettre sur pied notre entreprise, nous sommes allés chercher des gens expérimentés en Belgique. Le capital humain est ce qui fait que nous nous distinguons des autres. Aller vers le chocolat équitable allait donc de soi. Ça fait partie de notre modèle d'affaires», indique Jean-René Lemire, cofondateur de la chocolaterie avec sa conjointe Josée Vigneault qui a passé plusieurs mois à travailler bénévolement avec de grands chocolatiers pour apprendre le métier.

Le couple a travaillé à développer cette nouvelle gamme de chocolats plus complexe pendant toute l'année dernière.

Pourtant, leur première collection de chocolats, lancée en 2008, fait encore des vagues. Commercialisés sous la marque Theobroma Chocolat, les produits de Vigneault Chocolatier ont remporté le Grand Prix Tendances Innovations du Salon international de l'Alimentation de Montréal (SIAL). Ce rendez-vous annuel de l'industrie agroalimentaire rassemble bon an mal an environ 550 exposants et plus de 12 000 visiteurs.

«Ça a vraiment été notre fer de lance. Après avoir travaillé très fort à l'interne, notre travail était maintenant reconnu à l'externe», explique M. Lemire.

Vigneault Chocolatier a par la suite attaqué le marché américain avec Food Emporium qui lui a ouvert les portes de ses nombreuses adresses à Manhattan. Les épiceries haut de gamme Whole Foods ont aussi emboîté le pas.

Et les honneurs se sont multipliés : prix Silver Award PAC pour le plus bel emballage au Canada, Fidéides - jeune entreprise innovante, grand prix entrepreneurs et entreprises du Québec Voir Grand.

Fondée en 2006, Vigneault Chocolatier compte maintenant 9 employés.

Myca Santé poursuit son envol aux États-Unis

Après avoir annoncé l'automne dernier un investissement de 5 M$ de Blue Cross/Blue Shield Venture Fund dans sa plateforme de consultation médicale en ligne HelloHealth, Myca Santé poursuit son envol chez nos voisins du Sud.

«Nous avons terminé un projet pilote avec 20 médecins et nous sommes maintenant prêts à déployer notre technologie à grande échelle», affirme Nathanial Findlay, président de Myca Santé.

Pour l'entreprise de Québec, l'intérêt démontré par Blue Cross/Blue Shield Venture Fund est de très bon augure pour l'avenir de la plateforme HelloHealth.

«Blue Cross fournit une assurance maladie à 110 millions d'Américains. C'est de loin le plus important assureur. C'est donc un joueur clé dans le système de santé américain qui s'intéresse grandement à notre technologie parce qu'elle permet aux médecins de travailler de façon plus efficace, ce qui permet, en fin de compte, de réduire les coûts», explique le président.

Mais comment fonctionne HelloHealth exactement ? «C'est un genre de Facebook qui vient révolutionner les relations entre les acteurs du domaine de la santé et les patients. Quelqu'un qui a besoin d'une consultation peut aller voir en ligne tous les médecins disponibles à l'heure à laquelle il veut prendre son rendez-vous. Et il a le choix entre une consultation par vidéoconférence ou au bureau du médecin», explique M. Findlay.

La plateforme permet aussi de gérer l'archivage des dossiers médicaux et la facturation.

Est-ce que les Québécois peuvent rêver avoir accès à cette technologie prochainement ? «Ce n'est pas dans les plans, indique-t-il. Nous avons eu des discussions avec le ministre de la Santé, mais on ne semble pas être rendu là.»

Myca Santé a été fondée en 2002 et compte maintenant environ 50 employés.