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Or: entre échec et potentiel

La baisse de la demande pour des besoins... (Photo: Bloomberg)

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La baisse de la demande pour des besoins industriels a brisé un soutien important aux prix aurifères.

Photo: Bloomberg

(Montréal) Malgré une ascension fulgurante depuis 2001, l'or a perdu de son lustre, estime Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne. Si bien que pour le petit investisseur, jouer l'or sur son seul prix n'est pas la voie à privilégier.

Selon l'économiste, l'or aurait dû grimper bien davantage entre septembre et mars, alors que le stress financier était très élevé. Mais «l'or n'a pas passé l'examen», dit M. Lavoie. Au lieu d'être roi dans cette période trouble, le métal jaune a été détrôné par le cash.

 

Le déficit du compte courant américain (qui mesure l'ensemble des échanges financiers et commerciaux des États-Unis avec l'étranger) s'amenuise, favorisant la devise américaine et altérant le rôle protecteur de l'or. La baisse de la demande pour des besoins industriels a aussi brisé un soutien important aux prix aurifères.

«Tous les facteurs qui jouaient pour l'or auparavant ne jouent plus en sa faveur, observe Sébastien Lavoie. L'or n'atteindra pas les 1000$US cette année ou dans les prochaines années. Il devrait perdre un peu de terrain pour se retrouver dans une fourchette de 600 à 800$.»

Moyen de diversification

«Mais le petit investisseur peut toujours utiliser l'or comme moyen de diversifier son portefeuille», précise l'économiste, qui ne recommanderait toutefois pas une proportion de plus de 10% du portefeuille. Il reste à se demander de quelle façon s'y prendre pour dorer un peu son portefeuille.

«Le moyen le plus facile demeure les actions canadiennes, soutient M. Lavoie. C'est la manière la plus liquide, pour un petit investisseur, d'avoir un peu d'or dans son portefeuille. De cette façon, on se couvre contre les risques de change.»

M. Lavoie mentionne des titres de grandes minières comme Barrick Gold ou Goldcorp, mais souligne aussi l'attrait de petites minières québécoises de la baie James, comme Eastmain Resources ou Virginia Mines. «Pour un investisseur, ce n'est pas juste une question de prix, mais de potentiel de trouver un filon», dit l'économiste.

 




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