Suni Williams et Butch Wilmore devaient retourner sur Terre à la mi-juin. Ils sont coincés sur la Station spatiale internationale (SSI) à cause de problèmes techniques de la capsule Starliner de Boeing. Mais ils sont confiants que Starliner ne les laissera pas tomber.

« Je sens dans mon cœur que le vaisseau spatial va nous ramener à la maison », a dit Mme Williams mercredi matin en conférence de presse depuis 408 kilomètres d’altitude.

Avant le départ, une fuite d’hélium a été détectée et a reporté le lancement. En orbite, d’autres fuites d’hélium ont été détectées. L’hélium sert à pressuriser le carburant. De plus, 5 des 28 fusées ont eu des comportements anormaux, une fois la capsule en orbite.

M. Wilmore a affirmé que Starliner est l’un des meilleurs aéronefs qu’il a testés dans sa carrière de pilote d’essai.

« Après le lancement nous avons testé nos capacités opérationnelles [en orbite] et le vaisseau spatial s’est comporté extrêmement bien. Nous avons une échelle de manœuvrabilité appelée Cooper-Harper, 1 étant la note la plus élevée et 10 la pire. Je n’ai jamais donné un 1 durant ma carrière de pilote d’essai. Mais j’ai été tenté de le faire [pour Starliner] tellement le vaisseau spatial était précis dans les différents tests. »

PHOTO STEVE NESIUS, REUTERS

Décollage de Starliner, le 5 juin 2024

Plusieurs des questions posées par les journalistes étaient des variations sur le même thème : sont-ils confiants de pouvoir retourner vivants sur Terre avec Starliner ? Oui, répétaient les deux astronautes.

Mais ils concèdent que les tests sont actuellement en cours dans un laboratoire du Nouveau-Mexique pour vérifier le comportement des fusées pourraient changer la donne. « Nous sommes prêts à revenir sauf si les données [des tests] montrent le contraire », a dit M. Wilmore.

Mme Williams n’a pas voulu spéculer sur le type de résultats des tests au Nouveau-Mexique qui seraient inquiétants. « Nous voulons être sûrs que nous pouvons utiliser les fusées pour le désorbitage, quelle que soit leur force. »

À la fin juin, la NASA a annoncé que, s’il fallait, Starliner pourrait rester amarré à la SSI jusqu’en septembre. Les tests doivent être faits avant le retour parce que les fusées se trouvent dans un « module de service » qui se désintégrera dans l’atmosphère au retour.

Mme Williams a même affirmé qu’elle se sent « à la maison » dans la SSI, qu’elle visite pour la troisième fois. « Je me sens bien quand je flotte » dans la SSI.