Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Publié le 17 avril
Mathieu Perreault
Mathieu Perreault La Presse

La diète méditerranéenne mauvaise pour la biodiversité

La diète méditerranéenne est moins bonne pour la biodiversité que l’alimentation américaine actuelle, selon une nouvelle analyse du département de l’Agriculture des États-Unis. Publiée dans PNAS début avril, cette analyse montre que même la diète végétarienne n’est pas aussi bonne pour la biodiversité que le suggère son « empreinte territoriale ». La diète végétarienne affecte deux fois moins de territoires que l’alimentation américaine actuelle, mais ses fruits et noix proviennent de pays plus riches en biodiversité que les États-Unis, ce qui la rend seulement 30 % moins destructrice pour la biodiversité que la diète américaine actuelle. La diète américaine actuelle est meilleure que la diète méditerranéenne parce qu’elle comprend beaucoup de gras végétaux, moins bons pour la santé, mais meilleurs pour la biodiversité que les produits laitiers et le poisson de la diète méditerranéenne.

Quiz

Quelle est la solution que des ingénieurs suisses, autrichiens et brésiliens ont trouvée au problème de la surexploitation des gisements de sable ?

PHOTO FOURNIE PAR VALE

La mine de Vale au Brésil, où la technologie du sable de minerai a été testée.

Réponse

Transformer les résidus miniers en sable. En collaboration avec une mine brésilienne du géant minier Vale, les chercheurs des universités de Genève et Queensland ont démontré qu’il est possible de créer du « sable de minerai » à un coût minime. Cette source de sable pourrait combler 10 % des besoins mondiaux, selon leur téléprésentation devant la 5Assemblée pour l’environnement de l’ONU la semaine dernière. L’extraction de sable, souvent des océans et des rivières en Asie et en Afrique, a doublé depuis 20 ans.

Le chiffre

150 ans

IMAGE FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ DU TEXAS À AUSTIN

Fragment de calendrier maya du IIe ou IIIsiècle avant Jésus-Christ découvert au Guatemala

C’est le coup de vieux pris par un calendrier maya découvert sur le site de San Bartolo, au Guatemala. Les fragments muraux du calendrier, analysés récemment parce que plusieurs fresques complètes ont été mises au jour sur ce site découvert en 2001, datent du IIe ou du IIIsiècle avant Jésus-Christ. C’est un siècle et demi plus tôt que prévu, selon les archéologues de l’Université du Texas à Austin, qui décrivent leur découverte cette semaine dans la revue Science Advances. Cela signifie par ailleurs que l’écriture maya ne provient pas seulement de la région d’Oaxaca, dans le sud du Mexique.

L’énigme des Avars

PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DU METROPOLITAN MUSEUM OF ART DE NEW YORK

De la vaisselle de métal provenant d’une tombe avare de Hongrie

Les Avars, qui ont régné pendant deux siècles sur l’Europe centrale il y a quelque 1500 ans, venaient bel et bien de l’ouest de la Mongolie, montre une analyse génétique publiée début avril par une équipe internationale dans la revue Cell. Moins bien connus que les Huns d’Attila, les Avars seraient les descendants des Ruanruans, des nomades ayant vécu entre le nord-ouest de la Chine et le sud de la Sibérie. Les Ruanruan ont été chassés de leurs terres par les ancêtres des Turcs, qui dominaient alors l’est de l’Asie centrale méridionale. Les Avars ont notamment guerroyé contre les Byzantins depuis la Hongrie.

La reforestation meilleure que prévu

PHOTO TIRÉE DE WIKIMEDIA COMMONS

Plantation d’arbres aux États-Unis

Les prévisions climatiques actuelles ne tiennent pas compte du rafraîchissement local causé par la végétation, selon une nouvelle étude de l’Université de Virginie. Publiée dans la revue Frontiers in Forests and Global Change, l’étude montre que cet effet augmente de 30 à 50 % la contribution de la reforestation dans la lutte contre le réchauffement de la planète. Cela signifie que les crédits carbone liés à la reforestation devraient être plus élevés, mais pas dans le Nord, parce que les forêts nordiques diminuent l’effet réfléchissant de la neige.