(Quito) Une expédition scientifique sur l’archipel équatorien des Galapagos a effectué le premier recensement de la population d’iguanes roses, une espèce endémique qui n’a été décrite par la science qu’en 2009, a annoncé vendredi le parc national des Galapagos (GNP).

Agence France-Presse

Une trentaine de scientifiques et de gardes du parc ont participé en août à l’expédition d’une dizaine de jours sur le volcan Wolf, dans le nord de l’île Isabela (la plus grande de l’archipel), « qui a permis d’estimer une population de 211 iguanes roses », a indiqué le GNP dans un communiqué.

Les iguanes roses (Conolophus marthae) habitent exclusivement une zone de 25 kilomètres carrés et « le fait d’être limité à un seul site rend plus vulnérable l’espèce », qui est considérée comme gravement menacée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a précisé Washington Tapia, directeur de la conservation de l’organisation américaine Galapagos Conservancy qui a organisé l’expédition avec le GNP.

« Une action urgente est nécessaire pour garantir sa conservation », a-t-il ajouté.

Des caméras ont été installées pour étudier leur comportement et documenter les menaces auxquelles ils sont confrontés.

L’archipel des Galapagos est situé à 1000 km des côtes de l’Équateur et classé Patrimoine mondial et réserve mondiale de biosphère pour sa flore et sa faune uniques.