Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Éric-Pierre Champagne Éric-Pierre Champagne
La Presse

Des pets de bœufs moins polluants

C’est bien connu, les bœufs, comme les vaches, émettent des gaz à effet de serre (GES), du méthane, avec leurs flatulences. Or, des changements dans leur alimentation pourraient contribuer à réduire ces émissions. Des recherches avaient déjà démontré que si l’on ajoutait des algues rouges séchées à la diète des bovins, leurs émissions de GES s’en trouvaient réduites. Cette fois-ci, des chercheurs de l’Université de Californie ont voulu vérifier si le système digestif des bêtes ne s’était pas adapté à cette nouvelle alimentation, produisant par conséquent la même quantité de méthane que par le passé. Résultat ? Les émissions de méthane diminuent de 80 % si l’on ajoute ces algues à leur nourriture quotidienne, conclut l’étude publiée dans PLOS One.

Quiz

Q. Y a-t-il plus de jumeaux qu’avant ?

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Les jumeaux Henrik Sedin et Daniel Sedin, qui ont joué pour les Canucks de Vancouver

R. Il n’y a jamais eu autant de jumeaux dans le monde. C’est le constat d’une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, qui a analysé les données de natalité dans 165 pays entre 1980 et 2005. Le taux de naissance de jumeaux a en effet grimpé de 30 % en 25 ans, pour la plupart des jumeaux non identiques. Le recours de plus en plus fréquent aux techniques de fécondation serait la principale cause de cette hausse.

Le chiffre

111

PHOTO MARCIO JOSE SANCHEZ, ASSOCIATED PRESS

Les incendies de forêt seront une menace de plus en plus importante dans le sud de l’Angleterre.

C’est le nombre de jours pendant lesquels les conditions seront propices à des incendies de forêt dans le sud de l’Angleterre en 2080, soit dans 59 ans. Ce sont les conclusions d’une nouvelle analyse dont les résultats ont été publiés dans la revue Environmental Research Letters. C’est le scénario le plus probable si les émissions de gaz à effet de serre (GES) ne diminuent pas rapidement de façon substantielle, ont calculé les chercheurs. Actuellement, dans le sud du pays, on compte une vingtaine de journées dans une année où la chaleur et la sécheresse sont propices aux incendies de forêt.

Du microplastique dans l’air

PHOTO RICHARD VOGEL, ASSOCIATED PRESS

Le trafic routier est probablement l’un des principaux vecteurs de transmission des microplastiques dans l’environnement.

Le problème des microplastiques dans l’environnement, particulièrement dans les océans, est de plus en plus documenté. Une nouvelle étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences indique cependant que cette forme de pollution est également aérienne. Des chercheurs de l’Université Cornell ont découvert des traces de plastique dans l’air. Le trafic routier est probablement l’un des principaux vecteurs de transmission, conséquence des fines particules de plastique relâchées notamment par les pneus et les systèmes de freinage des véhicules. Ces microplastiques peuvent rester pendant des semaines dans l’atmosphère, parcourant ainsi de grandes distances, signale l’étude.

Des sols moins riches dans le Midwest américain

PHOTO BING GUAN, REUTERS

Les terres du Midwest s’appauvrissent, et la situation est catastrophique pour l’environnement.

Les sols du Midwest sont de moins en moins fertiles : la région a perdu 35 % de sa couche de terre arable (topsoil), estiment des chercheurs américains. Les conséquences d’un tel constat sont multiples. Les sols sont évidemment moins productifs pour la culture du maïs, mais cela entraîne aussi une cascade d’évènements qui affecte des écosystèmes entiers. Des sols appauvris captent également moins de carbone, contribuant du même coup au réchauffement climatique. L’étude parue dans Proceedings of the National Academy of Sciences a utilisé des images satellites pour évaluer la qualité des sols. On y mentionne que dans certains secteurs du Midwest, il pourrait ne rester que 1 cm de couche de terre arable.