Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Voir une galaxie mourir

Des astronomes européens ont observé pour la première fois une galaxie mourante. La galaxie ID2299, située à 9 milliards d’années-lumière de la Terre, a été photographiée par l’Observatoire européen austral (ESO) en train d’éjecter un faisceau de gaz, la première étape vers l’éjection de ses étoiles. Ce faisceau de gaz contient assez de matériel pour former 10 000 étoiles de la taille du Soleil chaque année. Les détails sur cette « éjection titanesque » sont publiés à la mi-janvier dans la revue Nature Astronomy.

Quiz

Quelle est la nouvelle cause envisagée pour expliquer le décès massif d’étoiles de mer dans les eaux californiennes ?

PHOTO JEFF TYSON, FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ CORNELL

Étoile de mer malade dans un laboratoire de Cornell

Elles se noient parce que des infections bactériennes perturbent leur respiration sous-marine. Telle est la nouvelle hypothèse avancée par des biologistes de l’Université Cornell, au début de janvier, dans la revue Frontiers in Microbiology. L’augmentation de la température de l’océan et l’augmentation de la matière organique à cause de l’agriculture augmenteraient l’activité bactérienne normale. Un nouveau virus avait aussi été envisagé, mais jamais découvert.

Le chiffre

1 % à 2 %

PHOTO WIKIMEDIA COMMONS

Leptoglossus phyllopus, une punaise de Porto Rico

C’est la diminution annuelle du nombre d’insectes sur la Terre, selon un dossier de 12 nouvelles études publiées à la mi-janvier dans la revue PNAS. L’expansion de l’agriculture et des villes sont les principaux coupables de cette diminution. Certains articles sont toutefois optimistes, l’un d’entre eux s’inscrivant en faux contre une étude antérieure concluant à une diminution catastrophique du nombre d’insectes à Porto Rico.

Le sexisme du comité de révision

PHOTO TIRÉE DU SITE DE NATURE

Revues avec comité de lecture du groupe Nature

Ce type de sexisme n’existe pas, selon des sociologues de l’Université de Milan qui ont analysé 350 000 études publiées par 145 revues avec comité de révision (peer review). Dans la revue Science Advances, au début de janvier, les chercheurs milanais calculent que les chercheuses soumettent moins d’études que leurs collègues masculins, mais ont un taux d’acceptation plus élevé, ce qui ne les empêche pas d’avoir au total moins de publications. Les auteurs soulignent que du sexisme peut exister dans d’autres zones des carrières académiques, ce qui expliquerait notamment pourquoi les chercheuses soumettent moins d’études pour publication.

Les icebergs de l’Antarctique

IMAGE FOURNIE PAR 20TH CENTURY FOX

Le film The Day After Tomorrow

En 2004, le film The Day After Tomorrow décrivait un monde où le réchauffement de la planète causait une nouvelle ère glaciaire, à cause d’un ralentissement des courants qui réchauffent l’Atlantique Nord. Une nouvelle étude britannique, publiée à la mi-janvier dans la revue Nature, vient d’ajouter une pièce à cette hypothèse : le ralentissement de la circulation océanique avant les ères glaciaires n’est pas dû à la fonte des glaciers de l’Arctique, mais plutôt aux icebergs de l’Antarctique qui s’aventurent plus loin dans l’Atlantique.