La NASA vient de terminer des tests cruciaux pour son avion X-59, qui doit tester des technologies de vol supersonique silencieux pour d’éventuels avions de ligne.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Il s’agit de la caméra qui remplacera les vitres du poste de pilotage. Le X-59 est effilé au point qu’il n’y a pas de hublot faisant face vers l’avant. Les pilotes pourront seulement voir le ciel au-dessus de l’avion.

« Tout l’équipement du X-59 doit respecter des exigences de vibration », explique par voie de communiqué Randall Bailey, ingénieur en chef du système de vision externe (XVS), qui est composé de caméras, d’un moniteur et d’un logiciel créant une réalité augmentée pour les pilotes. Le XVS avait été testé en vol l’été dernier, mais pas à un niveau opérationnel de vibrations.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

Les tests de vibrations sur le XVS.

« Il s’agit de proto-qualification », explique dans le communiqué Kemper Kibler, ingénieur en chef du matériel (hardware) pour le XVS. « Le niveau reflète les vibrations que connaîtra le X-59. La qualification prévoit des niveaux de vibrations extrêmes allant jusqu’à la destruction, pour voir la tolérance du XVS. »

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

L’été dernier, des tests en vol de la caméra du XVS ont été faits sur un bimoteur Beechcraft King Air, pour voir s’il était possible de voir un autre avion dans le ciel.

En février, le XVS sera testé dans un laboratoire de New York à des températures et des flux d’air reflétant les conditions d’opération du X-59.

PHOTO GARRY TICE, FOURNIE PAR LOCKHEED MARTIN

La structure de l’aile du X-59 dans la célèbre usine Skunk Works de Lockheed Martin en Californie.

L’objectif du programme X-59 est de convaincre les autorités réglementaires d’autoriser les vols supersoniques commerciaux au-dessus de la terre ferme. L’interdiction de ces vols au début des années 70, à cause du dérangement et des dommages causés par les boums supersoniques, a été l’une des causes de l’échec commercial du Concorde.

Le X-59 est en voie d’être construit par la compagnie Lockheed Martin, qui prévoit l’avoir terminé d’ici 2021.