Les microfibres de plastique augmentent la mortalité et affectent la reproduction des crabes des plages nord-américaines, selon une nouvelle étude américaine.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Ces polluants affectent les crabes de sable, donc aussi la plupart des organismes dans cet écosystème », explique dans un communiqué Dorothy Horn, une biologiste de l’Université d’État de Portland, qui est l’auteure principale de l’étude publiée dans les Limnology and Oceanography Letters à la mi-janvier. « Nous ne les mangeons pas, mais ils constituent un feu rouge qui signifie qu’il y a un problème. »

Les chercheurs de l’Oregon ont examiné en outre le développement de l’embryon de ce crabe présent sur les plages du Pacifique, de la Colombie-Britannique au Mexique. Les crabes se nourrissent de micro-organismes présents dans l’eau de mer, qu’ils filtrent dans leur appareil digestif. Les recherches ont été faites en laboratoire.

Mme Horn a trouvé des microplastiques dans des échantillons de 19 plages en Oregon. Elle a ensuite reproduit les concentrations de microplastiques dans l’eau des aquariums en laboratoire.

Plus la concentration de microplastiques était élevée, plus la mortalité augmentait, et moins le nombre de jours où un crabe portait des œufs viables diminuait. La variabilité dans le développement de l’embryon augmentait par ailleurs.

« Ces microplastiques peuvent avoir un effet sur les organismes qui se nourrissent des crabes », a ajouté Mme Horn. Des oiseaux et mammifères marins ainsi que des poissons vivant en eaux peu profondes mangent ce type de crabes.