Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Le peigne des araignées

Les araignées aranéomorphes utilisent de petites tiges sur leurs pattes pour « peigner » des fils de soie de l’ordre du nanomètre. Des ingénieurs allemands viennent de créer un matériau antiadhésif capable de tisser des nanomatériaux collants pour des applications médicales et textiles. Le « peigne » de ces araignées, appelé calamistrum, a des tiges parsemées de petites dépressions qui empêchent les fils de soie de coller. Les chercheurs de l’Université d’Aix-la-Chapelle (Aachen), qui publient leurs travaux dans la revue ACS Applied Nano Materials, ont reproduit le calamistrum en recouvrant de feuilles d’or des petites tiges ainsi dentelées de polyéthylène PET.

Quiz

Q. Quelle similitude des biologistes britanniques ont-ils découverte entre les abeilles et les papillons de nuit ?

IMAGE FOURNIE PAR L’UCL

Près de la moitié des espèces de papillons de nuit étudiées par les chercheurs étaient pollinisatrices.

R. Les deux groupes d’insectes ont une activité pollinisatrice similaire, selon une analyse publiée le 13 mai dans Biology Letters. Les biologistes du Collège universitaire de Londres ont analysé la quantité de pollen transportée par des papillons nocturnes noctidés, erebidés et géomètres autour de neuf étangs près du Norfolk. Près de la moitié des espèces de papillons de nuit étaient pollinisatrices, et ciblaient souvent des plantes moins prisées par les insectes pollinisateurs diurnes parce qu’elles ne produisent pas beaucoup de pollen et de nectar.

En chiffres : 75 % 

IMAGE FOURNIE PAR THOMAS J. PLUCKHAHN DE L’UNIVERSITÉ DE FLORIDE 

Un amas d’huîtres datant du XIe siècle dans l’île Roberts, en Floride

C’est la proportion d’huîtres dans les restes de coquilles et d’os laissés dans un site religieux de l’île Roberts, près de Tampa Bay, par des autochtones voilà plus de 1000 ans. Cela signifie que les repas cérémoniaux d’huîtres étaient centraux dans la culture de l’époque, ont écrit des anthropologues de l’Université de Floride au début de mai dans la revue Southeastern Archeology. L’île Roberts a été l’un des derniers sites religieux de l’ère pré-mississipienne en Floride, une civilisation qui a probablement été victime de changements climatiques – un refroidissement – entre les VIIe et XIsiècles.

L’« atlantification » de l’Arctique

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA 

Une floraison d’Emiliana huxleyi en 2011 dans la mer de Barents

Une micro-algue de l’Atlantique est devenue deux fois plus abondante dans l’Arctique scandinave et russe à la faveur des changements climatiques, ont écrit en avril des chercheurs de l’Université Laval et du CNRS français dans la revue Nature Communications. L’algue Emiliania huxleyi donne aux eaux une couleur turquoise lors de floraisons massives, ce qui la rend observable par satellite. L’algue pénètre en Arctique par le nord de la Scandinavie.

L’énergie de la sueur

PHOTO TIRÉE DE WIKIMEDIA COMMONS

La technologie développée par les chercheurs écossais pourrait alimenter des capteurs et des instruments électroniques collés sur la peau ou nichés dans les vêtements.

Des chercheurs écossais ont trouvé une manière d’extraire de l’énergie de la sueur. Cette technologie pourrait alimenter des capteurs et des instruments électroniques collés sur la peau ou nichés dans les vêtements (wearable). Cette batterie peut être chargée avec aussi peu que 20 microlitres (0,02 millilitre) de sueur et résiste à 4000 cycles de charge, fournissant 10 milliwatts de puissance. Les ingénieurs de l’Université de Glasgow ont publié leurs travaux le 11 mai dernier dans la revue Advanced Materials.