(Washington) La capsule spatiale de Boeing, Starliner, sans équipage à bord, a atterri tôt dimanche dans le désert du Nouveau-Mexique aux États-Unis après avoir échoué à rallier la Station spatiale internationale (ISS).

Agence France-Presse

Les images retransmises par la NASA ont montré le retour sur Terre de la capsule, de nuit, après une descente ralentie par trois grands parachutes. C’était une répétition générale avant l’envoi d’astronautes prévues l’an prochain.

La capsule a atterri à 5 h 58 sur la base de White Sands, une minute après l’horaire prévu. Elle a atterri « dans le mille », a rapporté Steve Siceloff, porte-parole de Boeing.

Le bouclier thermique a protégé la capsule pendant la rentrée atmosphérique, lors de laquelle la friction a fait monter la température à l’extérieur du véhicule à plus de 1600 °C.  Les moteurs de Starliner ont apparemment bien fonctionné pour commencer la descente depuis l’orbite à 250 km d’altitude, quand la capsule filait à plus de 28 000 km/h.

PHOTO AUBREY GEMIGNANI, NASA VIA AFP

Starliner aurait en réalité dû s’amarrer à l’ISS samedi, mais un problème d’horloge lui a fait rater l’orbite prévue, et Boeing et la NASA ont écourté la mission qui aurait dû durer huit jours en tout.

L’échec partiel de la mission est un revers pour le géant de l’industrie aérospatiale, dont la réputation est ternie par deux accidents en mars de son avion vedette 737 MAX, et pour la NASA, qui compte sur ce véhicule pour envoyer dès 2020 ses astronautes dans l’ISS, afin de rompre la dépendance envers la Russie, seul pays depuis 2011 à opérer des vaisseaux spatiaux habités, les Soyouz.

L’agence spatiale américaine doit désormais décider si le retour sans dommage de la capsule suffira à prouver que c’est un véhicule sûr pour y placer ses équipages. Le patron de la NASA, Jim Bridenstine, n’a rien exclu.