Des chercheurs australiens ont mis au point une combinaison isotherme qui protège des morsures de requins.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Le but de cette étude était d’évaluer la capacité de nouveaux tissus incorporés au néoprène à réduire les blessures des morsures de grands requins blancs », a indiqué par voie de communiqué Charlie Huveneers, biologiste à l’Université Flinders à Adélaïde, qui est l’auteur principal de l’étude publiée à la mi-novembre dans la revue PLOS One.

La nouvelle combinaison incorpore dans le néoprène des combinaisons isothermes actuelles (wet suit) deux fibres polyéthylènes à « poids moléculaire ultra-élevé » (UHMWPE). Ce poids moléculaire élevé permet une résistance accrue aux déchirures sans augmenter le poids de la combinaison.

« Nous avons testé le nouveau tissu avec des requins blancs parce que c’est l’espèce qui est la plus mortelle pour les humains », explique M.  Huveneers, qui dirige un groupe de recherche sur les requins austraux.

Les chercheurs australiens ont testé 10 recettes différentes de tissus, tout d’abord en laboratoire, avec des tests de lacération et de perforation, puis dans les îles Neptune, à l’orée de la baie d’Adélaïde. Ils ont recouvert une plaque d’acier de deux épaisseurs de tissu et ont remorqué l’assemblage derrière un bateau. Des requins blancs de trois à quatre mètres de longueur ont attaqué les échantillons, qui contenaient des capteurs de pression.

Comparés aux combinaisons actuelles, les nouveaux tissus avaient des coupures et des déchirures moins larges et moins profondes tant en laboratoire qu’en mer. Les chercheurs veulent maintenant voir si cela se traduit par une moins grande perte de sang, avec des mannequins adaptés à la recherche sur les morsures de requins.