(Montréal) Les athlètes de niveau secondaire qui subissent de multiples commotions cérébrales pourraient ensuite être plus à risque de tenter de se suicider, prévient une nouvelle étude américaine.

La Presse canadienne

Des chercheurs de l’Université du Texas à Houston ont épluché des données colligées auprès de plus de 13 000 étudiants du secondaire provenant de partout aux États-Unis.

Les sujets ont dû répondre à des questions visant à mesurer leurs idées et comportements suicidaires. On leur a aussi demandé s’ils avaient subi une commotion cérébrale en pratiquant un sport ou une activité physique au cours de la dernière année. Environ 15 % des participants ont indiqué que cela leur était arrivé.

Les adolescents qui avaient été victimes d’une commotion cérébrale dans l’année précédente étaient plus susceptibles de rapporter des sentiments dépressifs, des idées suicidaires et des tentatives de suicide passées ou envisagées. Environ 36 % des jeunes ayant subi une commotion se sentaient tristes ou sans espoir (contre 31,1 % de tous les adolescents) et environ 21 % d’entre eux avaient des idées suicidaires (comparativement à 17 %).

En ce qui concerne plus spécifiquement les garçons, ceux qui ont dit avoir subi une commotion cérébrale dans la dernière année étaient deux fois plus susceptibles que les autres d’avoir tenté de s’enlever la vie. Ils étaient aussi trois fois plus susceptibles d’avoir des antécédents de soins médicaux liés à des tentatives de suicide.

Les filles ayant été victimes d’une commotion étaient deux fois plus susceptibles que les autres d’avoir été soignées pour une tentative de suicide. Elles étaient aussi plus à risque de sentiments dépressifs et d’idées suicidaires.

L’étude a tenu compte de facteurs de risque pour le suicide comme l’orientation sexuelle et l’intimidation, mais non de facteurs comme l’alcoolisme ou la toxicomanie. Elle n’a pas non plus mesuré la santé mentale des sujets avant leurs commotions.

Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis rappellent que le suicide est la deuxième cause de décès en importance parmi les jeunes âgés de 10 à 34 ans.

Les symptômes d’une commotion cérébrale incluent une perte de connaissance, des maux de tête, de la confusion, des nausées et un changement de l’humeur.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le Journal of Affective Disorders.

Si vous avez besoin de soutien ou avez des idées suicidaires, vous pouvez communiquer avec un intervenant de Suicide action Montréal au 1-866-APPELLE (1-866-277-3553)