Des ingénieurs et des informaticiens de l’armée américaine, de la NASA et de trois universités américaines ont mis au point un robot capable de déterminer la meilleure manière de prendre un objet inconnu, en fonction de la tâche à accomplir.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Quand on lui donne une directive telle que “libérer la voie”, le robot doit identifier les objets à manipuler et où, comment et à quel endroit ils doivent être pris », explique par voie de communiqué Chad Kessens, un ingénieur du Laboratoire de recherche militaire (ARL) du Commandement de développement des capacités de combat de l’armée américaine (CCDC). « Il faut décider quel type d’interaction utiliser, et s’il faut soulever, bouger, pousser ou tirer l’objet pour atteindre le but. »

RoMan, le nom du robot manipulateur mis au point par l’Alliance collaborative de technologie robotique (RCTA) chapeautée par ARL, a été présenté à la réunion annuelle de RCTA à l’Université Carnegie Mellon à Pittsburgh le 17 octobre dernier. RoMan sortait de 10 jours de manœuvres à Camp Lejeune, une base en Caroline du Nord, où le robot a dû déblayer une rue de débris de manière à laisser le passage libre et sortir un sac suspect d’une boîte, une simulation d’une bombe artisanale.

L’alliance RCTA a été lancée il y a 10 ans avec la NASA, trois universités, dont Carnegie Mellon, et la firme de véhicules militaires General Dynamics Land Systems.

La prochaine étape est d’optimiser les communications entre RoMan et les soldats, pour que le robot puisse être contrôlé à distance avec des commandes portant sur ses objectifs plutôt que sur chaque tâche à accomplir. « L’objectif est que RoMan comprenne un langage de tous les jours », explique le communiqué.