La taille des oiseaux n’influence pas celle de leurs ailes, selon une nouvelle étude canadienne. Contrairement à ce que pensaient la plupart des biologistes, les dimensions d’une espèce d’oiseau a seulement un impact sur le type de mouvement des ailes.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Ces résultats suggèrent une nouvelle manière de comprendre l’évolution du vol des oiseaux et de la mystérieuse diversité des formes d’ailes », explique par voie de communiqué Vikram Baliga, biologiste à l’Université de Colombie-Britannique, qui est l’auteur principal de l’étude publiée cette semaine dans la revue Science Advances. « Cela va améliorer notre capacité à concevoir de meilleurs drones à ailes à géométrie variable. »

Les biologistes de Vancouver ont examiné 124 cadavres de 61 espèces très différentes d’oiseaux. Ils ont mesuré la taille des ailes et le type de mouvements dont elles étaient capables, plus particulièrement la capacité de s’étendre et de fléchir à l’équivalent aviaire du coude et du poignet.

Il est apparu très clairement que les oiseaux qui volent avec des « battements-bonds » ou des « battements-planages » sont en général plus petits que ceux qui battent des ailes très peu et planent très longtemps, parfois en profitant des courants ascendants dans l’atmosphère.

Par exemple, notent les chercheurs, les colibris dépendent surtout de battements au niveau de la jointure du poignet. Les oiseaux qui planent positionnent leurs jointures pour avoir une voile, ce qui se produit à l’extrême chez le puffin fuligineux et l’aigle d’Amérique.

Les biologistes de Vancouver ont aussi analysé des vidéos d’une espèce de pigeon et de cinq espèces de mandarins et constaté que le mandarin a plus de différentes configurations d’ailes que le pigeon.