Des ingénieurs chinois ont mis au point un vélo autonome. Il s’agit d’une démonstration d’une nouvelle puce misant sur « l’intelligence artificielle hybride. »

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Il y a actuellement deux approches pour l’intelligence artificielle », expliquaient les auteurs de l’étude de Nature, des chercheurs de l’Université Tsinghua à Pékin, dans un communiqué en juillet. « On peut utiliser la neuroscience et tenter de reproduire le plus possible le fonctionnement du cerveau. Ou on peut rester dans le domaine informatique, avec des algorithmes d’apprentissage-machine.  Cette technologie hybride a le potentiel d’améliorer les systèmes d’intelligence artificielle. » L’étude chinoise a fait la une de Nature.

La puce est « facilement paramétrable », ce qui lui permet de passer de l’une à l’autre approche rapidement. Pour illustrer ses capacités, ils l’ont utilisée pour concocter un vélo sans pilote capable de répondre à des commandes vocales, comme à gauche, à droite, tout droit, de garder son équilibre malgré des bosses sur la route, et de suivre quelqu’un tout en évitant les obstacles.

La première partie de la vidéo montre la réaction aux commandes vocales ainsi que l’équilibre général, et la deuxième partie, en accéléré, le suivi d’une personne et le contournement des obstacles.

La puce « tianjic » contient 156 noyaux contenant chacun 256 unités de calculs. Les chercheurs de Tsinghua affirment avoir réussi à « aligner le flux de données » entre les deux approches pour qu’elles passent facilement de l’approche « neuromorphique » (imiter un cerveau) à l’apprentissage-machine. En 2015, la même équipe avait développé une puce d’intelligence artificielle uniquement avec l’approche neuromorphique, l’imitation du cerveau.

Selon le blogue d’intelligence artificielle Singularity Hub, le mot tianjic contient des caractères chinois qui ensemble signifient « machine céleste », « mystère insondable de la nature » ou « confidentialité ».