(Washington) Le célèbre chasseur d’épaves américain Robert Ballard s’attaque à un nouveau défi : retrouver l’avion d’Amelia Earhart, portée disparue dans le Pacifique en 1937, selon le magazine National Geographic.

Agence France-Presse

Le scientifique doit quitter les Samoa le 7 août pour rallier l’atoll inhabité de Nikumaroro, appartenant à la république du Kiribati, où l’appareil de l’aviatrice se serait écrasé, a précisé le magazine sur son site internet.

L’expédition doit être composée de deux équipes : l’une, dirigée par un archéologue du National Geographic, doit étudier des sites spécifiques de l’île, alors que Robert Ballard doit superviser les recherches sous-marines à bord de son bateau d’exploration Nautilus.

L’expédition doit faire l’objet d’un documentaire de deux heures dont la diffusion est prévue le 20 octobre sur la chaîne de télévision du magazine.

M. Ballard, 77 ans, a plusieurs trophées à son actif, comme le Titanic, identifié en 1985 par 4000 m de fond, le cuirassé allemand Bismarck ou le porte-avions américain USS Yorktown, coulé en 1942 pendant la bataille de Midway dans le Pacifique.

Le sort d’Amelia Earhart, pionnière de l’aviation et première femme à avoir traversé l’Atlantique en solitaire en 1932, reste un mystère 82 ans après sa disparition.

L’aviatrice, alors âgée de 39 ans, avait décollé d’Oakland (Californie) aux commandes de son bimoteur Lockheed Electra avec son navigateur Fred Noonan le 20 mai 1937 pour réaliser un tour du monde d’ouest en est.

Le 2 juillet, ils quittaient Lae, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, pour une étape particulièrement ambitieuse de 4000 kilomètres afin de se ravitailler en carburant sur le minuscule îlot d’Howland, territoire américain situé pratiquement à mi-chemin entre l’Australie et Hawaii.  Ils n’y sont jamais arrivés.

L’une des théories veut que le bimoteur soit tombé en panne sèche au-dessus de l’océan Pacifique et qu’il se soit écrasé sur Nikumaroro, alors appelée Gardner Island.

Un professeur d’anthropologie de l’université du Tennessee a affirmé en mars 2018 que des ossements, du matériel et des affaires retrouvés en 1940 sur cette île correspondaient bien aux restes de l’aviatrice.