Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Un oiseau géant en Crimée

Des paléontologues russes ont découvert dans une caverne de Crimée les ossements d’une nouvelle espèce d’oiseau géant, qui mesurait probablement 3,5 m de haut. Remontant à 1,7 million d’années, cet oiseau de 450 kg était contemporain des premiers hominidés de la région, antérieurs à l’homme de Néandertal. Il était aussi grand qu’un « oiseau éléphant » ayant vécu à Madagascar voilà 10 000 ans ou que le moa de Nouvelle-Zélande, chassé jusqu’à l’extinction au XIXe siècle. L’étude est publiée dans le Journal of Vertebrate Paleontology.

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PHOTO FOURNIE PAR PNAS

Une centrale flottante solaire-méthanol

Quelles sont ces îles artificielles proposées en mai pour lutter contre le réchauffement de la planète ?

Des « centrales solaires-méthanol ». Dans la revue PNAS, des chercheurs suisses et suédois proposent de construire des centrales solaires sur les océans, qui extrairaient de l’hydrogène de l’eau et capteraient le CO2 de l’atmosphère, combinant ces deux molécules pour produire du méthanol, un carburant. Un peu plus de trois millions de ces centrales pourraient compenser les émissions humaines de gaz à effet de serre.

Le chiffre

De 1300 à 1550 individus

C’est la population minimale qui a permis la colonisation de l’Australie par Homo sapiens voilà 60 000 ans. Ce chiffre a été calculé par une vingtaine de chercheurs australiens et publié en juin dans la revue Nature Ecology & Evolution. Étant donné la technologie nautique et la démographie des îles environnantes, les chercheurs postulent que plusieurs convois de 130 personnes sont arrivés en Australie en l’espace de 700 à 900 ans.

PHOTO KEN MULVANEY, FOURNIE PAR UWA

Les pétroglyphes de Pilbara, en Australie, remontent à 40 000 ans.

Des éponges pour compter les poissons

Il est possible de déceler la présence de nombreux animaux marins en analysant l’ADN des éponges, selon une étude publiée en mai dans la revue Current Biology par des biologistes européens. Ils ont identifié 31 espèces en disséquant l’ADN d’éponges de la Méditerranée, de l’Arctique et de l’Atlantique. Ils espèrent pouvoir compter l’abondance d’espèces de cette manière. Les éponges filtrent jusqu’à 10 000 litres d’eau par jour.

VOYEZ une vidéo de la plongeuse Ana Riesgo qui prend une éponge au large de l’Espagne

L’intimidation de la crevette tueuse

La simple vue de la crevette tueuse (Dikerogammarus villosus) paralyse les crevettes autochtones de l’Europe de l’Ouest, ont découvert des biologistes polonais et britanniques. Dans la revue Acta Oecologica de mai, ils décrivent le comportement de crevettes de six espèces quand on met dans leur aquarium la crevette tueuse, qui habitait jusqu’à tout récemment à l’est du Danube. Elles mettent tellement d’énergie à surveiller cette crevette prédatrice de crevettes qu’elles cessent de vaquer à leurs occupations, qui incluent notamment le déchiquetage de matières organiques comme des feuilles dans le cadre de leur alimentation herbivore. Les débris des feuilles sont normalement ensuite mangés par d’autres espèces.

PHOTO MICHAL GRAVOWSKI, FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ DE LODZ

La crevette tueuse Dikerogammarus villosus