Des ingénieurs américains ont mis au point un bras robotique flexible de deux mètres de long, capable d’approcher les satellites en panne d’un vaisseau de ravitaillement.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Quand un satellite manque de carburant, si vous ne pouvez les ravitailler, il cesse de fonctionner », explique par voie de communiqué John Wen, de l’Institut polytechnique Rensselaer de l’État de New York, qui est le responsable du programme élaboré conjointement avec la NASA. « Il faut lancer un autre satellite pour le remplacer. La solution est de capturer avec un bras robotique un satellite. S’il est massif, c’est au-delà de la capacité d’un robot sous la gravité terrestre. »

Les chercheurs de Rensselaer ont mis au point les algorithmes de contrôle de ce bras robotique de ravitaillement, construit par la firme Maxar. Selon M. Wen, il s’agit d’une tâche aussi ardue que de tirer un autobus sur une patinoire : l’absence de friction minimise la force nécessaire, mais rend le contrôle de la charge difficile.

« Nous visons une technologie sans intervention humaine directe, écrit M.  Wen. Tout dépend de l’opérateur sur terre. »

Pour simuler le contrôle d’un satellite dans l’espace, les ingénieurs new-yorkais utilisent une surface similaire à un jeu de hockey sur couche d’air.

Des applications sur la Lune et Mars sont aussi au menu. « Il est difficile et coûteux d’envoyer des appareils très lourds dans l’espace, écrit M.  Wen. Alors si on parle d’une mission vers la Lune ou Mars, on parle d’assemblage dans l’espace, idéalement robotique. Notre bras de ravitaillement pourra être utilisé dans ces circonstances. »