(Kelowna) Un professeur de l’Université de la Colombie-Britannique a contribué à mettre au point un revêtement qui permettrait de dégivrer facilement les pare-brise, les ailes d’avion et les lignes électriques.

La Presse canadienne

Kevin Golovin s’est associé à des chercheurs de l’Université du Michigan dans le cadre d’une étude sur ce revêtement, récemment publiée dans la prestigieuse revue Science.

L’ingénieur explique que le matériau appelé LIT, pour « low-interfacial toughness », risque d’être d’abord employé dans des congélateurs, car une entreprise du Michigan envisage de l’utiliser dans ses machines à glaçons automatiques pour économiser de l’énergie.

M. Golovin explique que la méthode actuelle de dégivrage à l’aide d’un antigel n’est pas sans risque d’un point de vue écologique, car ces liquides contiennent soit de l’éthylène glycol, soit du propylène glycol, qui atterrissent souvent sur l’herbe et dans les eaux usées.

« La quantité de liquide antigel nécessaire pour retirer la glace d’une aile d’avion est extrêmement néfaste pour l’environnement », illustre-t-il.

Le revêtement de surfaces avec du LIT, constitué de plastiques pouvant être biodégradables ou biosourcés, permettrait à la glace de se détacher facilement sans être grattée avec force, comme sur un pare-brise.

M. Golovin explique que ce nouveau matériau aide déjà les scientifiques à mieux comprendre comment la glace adhère à une surface. Une fois qu’une petite fissure est créée dans une couche de glace, la totalité de la zone peut être dégivrée dans un effet de domino.

L’étude sous sa direction a été financée par le Bureau de recherche navale des États-Unis, le ministère américain de la Défense des États-Unis et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.