(La Baie) Le DHoracio Arruda a agi de façon « complètement autonome » lorsqu’il a fait retirer des données sur le cancer en lien avec les émissions d’arsenic de la fonderie Horne, à Rouyn-Noranda, assure le premier ministre du Québec, François Legault.

Mis à jour le 22 juin
Vincent Larin
Vincent Larin La Presse

De passage au Saguenay–Lac-Saint-Jean mercredi pour rencontrer les sinistrés de La Baie, il a été appelé à réagir à la décision de l’ancien directeur national de la santé publique de faire retirer d’un document qui devait être rendu public une annexe évoquant le lien entre les émissions d’arsenic et les cas de cancer dans la ville.

« Ce que je comprends, avec les questions qu’on a posées au DArruda, c’est qu’il attendait des résultats plus sûrs avant de les publier, mais c’est complètement sous la responsabilité de la santé publique », a déclaré François Legault.

L’annexe retirée à sa demande soulignait que l’arsenic, très présent dans l’air à Rouyn-Noranda en raison des émissions de la fonderie Horne, « est un facteur aggravant favorisant le développement du cancer du poumon ».

Le taux d’arsenic dans le quartier Notre-Dame, à proximité de la fonderie, a été en moyenne de 100 nanogrammes par mètre cube (ng/m⁠⁠3) en 2021, bien au-delà de la norme québécoise de 3 ng/m⁠⁠3, rapportait La Presse, en mars – la fonderie est toutefois autorisée à la dépasser parce que cette norme est entrée en vigueur en 2011, bien après le début de ses activités, en 1927.

Appelé à se prononcer sur cette dérogation, François Legault a affirmé que la direction et les propriétaires de la fonderie « travaillent sur un plan », sans donner plus de détails. Le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques est également impliqué dans le dossier et « il y a du travail à faire à la fonderie Horne », a indiqué le premier ministre.