Même si le déploiement du Guichet d’accès en première ligne (GAP) rencontre certains problèmes causés par des pépins informatiques, le ministre de la Santé, Christian Dubé, invite la population à « regarder au-dessus de la montagne » et croit que tout rentrera bientôt dans l’ordre.

Publié le 13 mai
Ariane Lacoursière
Ariane Lacoursière La Presse

« Il y a des petits pépins. Il y a des choses difficiles. […] Mais le projet avance très bien », dit le ministre.

De passage vendredi matin à Montréal pour le congrès Première ligne en santé réunissant 800 participants, M. Dubé a réitéré son appui au projet du GAP.

La Presse rapportait jeudi des problèmes dans la mise en place du HUB, aussi appelé l’« orchestrateur ». Cette plateforme vise à faciliter la prise de rendez-vous au Québec. Les pépins du HUB nuisent actuellement au déploiement des GAP dans certaines régions du Québec.

Le ministre Dubé ne s’alarme pas de ces accrocs informatiques. Il a donné l’exemple de la plateforme de prise de rendez-vous en vaccination Clic Santé qui a éprouvé des problèmes à ses débuts, mais s’est finalement avérée être « un succès ».

Un participant au congrès a reproché au ministre d’avoir imposé dans l’urgence le HUB avec un échéancier trop rapide. Le ministre a répliqué que selon lui, il est urgent d’améliorer les soins de première ligne. « Je ne peux pas accepter qu’il y ait 1 million de Québécois sans médecin de famille », a dit M. Dubé. Ce dernier a mentionné que le projet du HUB est une « révolution dans la prise de rendez-vous » et que le genre de problèmes informatiques vécus actuellement est « normal ».

Pénurie de médecins

Devant une foule d’intervenants en santé, le ministre Dubé a mentionné qu’il publiera la semaine prochaine une quinzaine d’indicateurs sur le système de santé. Il a laissé entendre que ces résultats ne seront pas nécessairement tous très reluisants. Mais il estime justement que c’est « le bon temps de les publier » pour permettre au réseau de s’améliorer.

Le ministre a aussi été questionné sur le manque de médecins de famille actuellement au Québec. Cette année, 65 postes de résidents en médecine de famille sont restés vacants dans la province selon des données publiées jeudi par le CARMS, l’organisme pancanadien qui jumelle les futurs médecins résidents en fonction des différents postes de spécialité à travers le pays. Le ministre Dubé a reconnu que dans certaines régions, comme les Laurentides, « l’écart entre les besoins et ce qui est offert est inacceptable ». Il a assuré avoir un plan à ce sujet. Il croit notamment que le projet de loi 11 lui permettra d’obtenir des données qui permettront de savoir « où il manque de médecins pour en ajouter ».

Se préparer pour l’automne

Le ministre a dit vouloir continuer de miser sur l’interdisciplinarité en santé. Il a prévenu que le Québec ne sera pas épargné par une septième vague de COVID-19 à l’automne. Il a dit vouloir s’y préparer en disposant du plus grand nombre possible de vaccinateurs. Avec le projet de loi 28, qui encadrera la levée des mesures d’urgence dans la province, le ministre Dubé espère pouvoir conserver certains « accomodements » qui permettront notamment de pouvoir permettre à 20 professionnels différents de continuer de prêter main-forte en vaccination.