(Montréal) Le dernier syndicat dans la santé et les services sociaux à s’être entendu avec Québec pour le renouvellement de sa convention collective, l’APTS, l’a officiellement signée mardi.

Publié le 25 janvier
Lia Lévesque La Presse Canadienne

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux — une grande organisation syndicale indépendante des centrales syndicales — représente 60 000 membres dans les établissements de santé et les centres jeunesse. Ils œuvrent en réadaptation, en intervention psychosociale, dans les laboratoires, en imagerie médicale et en nutrition, entre autres.

La signature de la convention collective 2020-2023 survient près de deux ans après l’échéance de la convention précédente, en mars 2020.

Malgré tout, « on est content de ce qu’on a signé », a confié le président de l’APTS, Robert Comeau, en entrevue mardi.

Il estime avoir réussi à améliorer les conditions de travail de ses membres, entre autres grâce à la conversion de primes en congés pour les intervenants dans les centres jeunesse, l’ajout de montants forfaitaires pour les travailleurs dans les laboratoires et l’imagerie médicale afin de compenser le surcroît de travail engendré par la COVID-19, ainsi que des primes dans les centres jeunesse.

En fait, le processus de négociation a été si long que l’APTS se prépare déjà pour la prochaine négociation 2023-2026. Elle prévoit déposer ses nouvelles demandes en octobre prochain.

« L’attente de nos membres est très élevée », avoue M. Comeau.

Il croit que la prochaine négociation se fera dans un contexte particulier. Avec la pandémie de la COVID-19, « on voit le réseau de la santé et des services sociaux hyper fragile. Beaucoup de ce qu’on vit présentement est à cause du manque de gens. Il faut voir comment on peut trouver des solutions, ensemble, pour garder nos gens et en attirer », plaide-t-il.

Il se désole de voir si peu de candidats s’inscrire dans les programmes universitaires et collégiaux en santé.