Un comité sera mis sur pied afin de résoudre le conflit qui oppose les cliniques de fertilités privées au gouvernement du Québec concernant la loi 73, a annoncé samedi matin le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

Publié le 22 janvier
Coralie Laplante
Coralie Laplante La Presse

Des cliniques de fertilités privées (Fertilys, Ovo et Procrea) ont mis sur pause leurs activités à la suite de l’instauration de la loi 73, qui assure la gratuité d’un cycle de fécondation in vitro (FIV), en novembre dernier.

Les trois cliniques privées estiment que le programme de Québec ne rembourse pas une somme suffisante pour couvrir les frais d’un cycle de FIV. Depuis, seule la clinique Fertilys a repris ses opérations, puisqu’elle s’est retirée de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) au début du mois de janvier.

« Afin d’essayer de dénouer l’impasse avec certaines cliniques privées concernant la couverture de la [procréation médicalement assistée] (PMA), j’ai convenu avec le président de la [Fédération des médecins spécialistes du Québec] (FMSQ) de mettre en place un comité, incluant des représentants de l’[Association des obstétriciens gynécologues du Québec] (AOGQ) et l’[Association des fertologues du Québec] (AFQ) », a écrit le ministre Carmant, dans une publication Twitter samedi matin, quelques heures après la publication d’un reportage de La Presse sur le sujet.

« Le comité sera chargé de réviser la subvention de la composante technique et il mènera un blitz d’analyse au cours des prochains jours pour en venir à une analyse réelle des coûts des cliniques et à une entente avec les cliniques », a poursuivi Lionel Carmant dans la même publication.

Le gouvernement offre 3905 $ pour couvrir les frais d’un cycle de FIV, mais les cliniques privées réclament plutôt 7600 $.