Après des mois de lutte contre la pandémie, des travailleurs de la santé de partout au Canada, épuisés et surchargés, doivent en plus faire face à de plus en plus d’insultes de patients durant leurs quarts de travail.

Ariane Lacoursière
Ariane Lacoursière La Presse

Inquiètes de la crise qui touche le système de santé canadien depuis des mois et des « effets dévastateurs » de la pandémie sur celui-ci, l’Association médicale canadienne (AMC) et l’Association des infirmières et infirmiers du Canada ont tenu un sommet d’urgence, mardi soir, avec plusieurs acteurs importants du réseau de la santé du pays. Ils ont discuté ensemble des priorités qui devraient être mises en place pour aider le réseau à passer au travers de la pandémie, surmonter la pénurie de main-d’œuvre et offrir de meilleures conditions de pratique aux professionnels.

L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux, le Collège des médecins de famille du Canada, le Collège des médecins du Québec, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec de même que plusieurs associations d’infirmières et de médecins de partout au pays étaient présents.

Point de rupture

Cette réunion survient alors que la pandémie continue de toucher fortement plusieurs provinces canadiennes. À de nombreux endroits, les systèmes de santé sont à un point de rupture. Des milliers d’opérations et de traitements sont en attente et il faudra des années pour rattraper les retards, indique l’AMC. Les travailleurs de la santé surchargés et épuisés sont nombreux à envisager de quitter leur profession, et tolèrent de plus en plus mal que leur établissement de soins soit la cible de manifestations contre les mesures sanitaires.

Divers éléments ont fait partie des discussions des intervenants, comme la possibilité d’établir des ratios nationaux de personnel dans certains secteurs de soins. Les détails de leur réflexion seront présentés ce mercredi, en conférence de presse.