Les débordements dans les urgences du Québec vont durer encore quelques mois, reconnaît le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Stéphanie Marin La Presse Canadienne

« On paie un peu le prix de ce qui s’est passé avec la pandémie. »

Au cours de la dernière fin de semaine, il a été demandé aux Québécois d’éviter autant que possible les urgences de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont et de l’hôpital Santa Cabrini — tous deux situés dans l’Est de l’île de Montréal — qui avaient alors « pratiquement atteint leur capacité maximale », principalement en raison du manque de personnel.

Fin juin, on apprenait que les heures de l’urgence de l’hôpital de Baie-Saint-Paul seraient limitées au cours de l’été et celle de l’hôpital de Gatineau a carrément fermé.

De telles situations, « on va vivre ça encore quelques mois », a déclaré le ministre Dubé lors d’une conférence de presse lundi à propos de l’agrandissement du bloc opératoire de l’hôpital Santa Cabrini. « On le vit en ce moment. C’est ici, c’est partout », a précisé le ministre qui a voulu faire preuve de transparence auprès de la population.

« Il a fallu faire des choix », a-t-il martelé. Après plus d’un an de COVID-19, le personnel hospitalier est épuisé et a grandement besoin de vacances. Leur repos a été jugé « prioritaire », dit-il. Mais lorsqu’ils seront en poste, « ce sera un dur été pour eux ».

Mais ces congés du personnel, ajoutés à la surcharge de travail causée par la COVID-19, ont des effets sur les salles d’urgence et aussi sur le rattrapage des chirurgies annulées durant la pandémie, a-t-il dit.

Il lui revient de trouver des solutions pour pallier ces difficultés et a évoqué la possibilité d’utiliser les cliniques privées. Des « corridors de services » pourraient être créés en jumelant deux hôpitaux et leur personnel.

Le ministre mise aussi beaucoup sur l’accélération de la campagne de vaccination qui devrait bientôt permettre aux « vaccinateurs » de réintégrer leurs anciennes fonctions dans le réseau ou d’aller prêter main-forte là où les besoins sont les plus criants. Il pense notamment aux 20 000 personnes qui ont répondu à l’appel de « Je contribue ! »