(Québec) Cinq voyageurs en provenance de la Chine sont actuellement sous surveillance dans des hôpitaux des régions de Québec et Montréal parce qu’ils présentaient des symptômes qui peuvent s’apparenter à la grippe, a confirmé mercredi le directeur de la Santé publique du Québec, Horacio Arruda.

Fanny Lévesque Fanny Lévesque
La Presse

Des tests effectués en laboratoire se sont également avérés négatifs au coronavirus sur une sixième personne. Au sujet des cinq individus sous surveillance, le Dr Arruda n’avait pas eu de mise à jour sur leur état au moment de s’adresser aux médias, affirmant qu’ils étaient toujours en examen.  

« Ce ne sont pas des cas [confirmés] : ce sont des gens qui ont une histoire qui pourrait être compatible avec le fait qu’ils auraient été exposés [au virus]. Souvent les gens vont avoir un rhume comme vous et moi, mais parce qu’ils sont allés en Chine, et particulièrement dans la région touchée, on va faire attention », dit-il.

Aucun cas de coronavirus n’a été déclaré au Canada, faut-il le rappeler.  

Selon le Dr Arruda, il n’est d’ailleurs pas surprenant que des personnes soient placées sous surveillance par mesure préventive au cours des prochains jours, à la suite de la mise en place des moyens de détection dans les aéroports. « On va être beaucoup plus sensible à certaines situations », a-t-il souligné.

« La majorité des cas vont être négatifs, mais on préfère prêcher par excès que de laisser un cas se promener dans la communauté. »

Pas une « situation épidémique »

Le directeur de la Santé publique a également voulu se faire rassurant auprès de la population québécoise. « Pour l’instant, je pense que c’est aux autorités de santé publique à être préoccupées, à faire le travail. Actuellement, les gens n’ont pas à craindre d’attraper le coronavirus 2019 au Québec en circulant et en vivant normalement », a-t-il précisé.

« On n’est pas du tout dans une situation épidémique, on est dans une situation de surveillance importante, de vigilance et si la situation changeait au Québec, en matière du niveau de risque, on informerait la population », assure-t-il.

À Genève, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi qu’elle avait reporté sa décision de déterminer si l’éclosion doit être considérée comme une « urgence de santé publique de portée internationale », car le coronavirus est apparu dans d’autres pays. L’OMS a demandé à son comité d’experts sur la question de poursuivre sa réunion pour une deuxième journée jeudi.

L’organisation définit une urgence mondiale comme un « événement extraordinaire » qui constitue un risque pour d’autres pays et nécessite une réponse internationale coordonnée.

De telles urgences mondiales avaient été déclarées par le passé pour le virus de l’Ebola en Afrique et le virus Zika dans les Amériques.

— Avec La Presse canadienne