(Québec) Le gouvernement Legault révise sa directive pour l’accompagnement des patients en fin de vie et assouplit les règles concernant les visites. Un conjoint et ses enfants, sans restriction quant au nombre, pourront désormais être au chevet d’un proche en soins palliatifs, et ce, peu importe le palier d’alerte de la région.

Fanny Lévesque Fanny Lévesque
La Presse

Québec annoncera ce mercredi que les critères d’accompagnement d’une personne en fin de vie – peu importe son milieu de vie – seront élargis. Une mise à jour des consignes était en préparation depuis quelques semaines déjà dans le but avoué de faire preuve de plus d’humanité et de souplesse dans le contexte de la pandémie.

Le gouvernement lève ainsi la limite qui était fixée à un ou deux visiteurs à la fois pour un maximum de quatre par tranche de 24 heures. Ainsi les enfants et le conjoint d’un patient en fin de vie pourront être à son chevet en même temps peu importe leur nombre OU deux « personnes significatives » à la fois.

Selon ce qui était rapporté sur le terrain, la limitation à quatre visiteurs par 24 heures était être difficilement applicable si une personne a plus de trois enfants, par exemple. Les professionnels de la santé étaient appelés à user de leur jugement, mais des endroits pouvaient être plus restrictifs que d’autres, comme l’a rapporté La Presse récemment.

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Les enfants mineurs sont toujours autorisés à faire des visites à condition d’être accompagnés d’un adulte. Évidemment, les consignes sanitaires continuent de s’appliquer. Le port d’équipements de protection individuelle est notamment obligatoire pour tous les visiteurs admis.

Autre nouveauté, la présence de bénévoles sera permise et équivalente à celle des proches aidants. Selon nos informations, cet ajout n’est pas étranger au fait que des patients en fin de vie ne peuvent pas toujours compter sur la présence d’un proche aidant ou de celle d’un membre de la famille immédiate pour les accompagner. On vient alors ajouter une possibilité pour l’accompagnement de ces personnes.

« Nous avons beaucoup appris sur le virus au cours des derniers mois, ce qui nous permet d’être plus flexibles dans nos approches », a indiqué, dans une déclaration transmise par courriel, la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais. « Il est impensable de revivre les moments difficiles du printemps dernier, où nous avions dû empêcher les familles d’être présentes auprès de leur proche en fin de vie. Il faut faire preuve de plus d’humanité », a-t-elle ajouté.

Québec avait élargi une dernière fois sa consigne en juin alors que la pandémie de la COVID-19 perdait de la vitesse. En avril, on avait aussi levé le critère « de mort imminente » alors que les visites n’étaient permises que 24 à 48 heures avant le décès.

Cette fois, malgré la reprise avec force de la deuxième vague, le gouvernement dit vouloir s’assurer que les personnes en fin de vie puissent bénéficier d’un accompagnement et d’un soutien de leurs proches.

C’est pourquoi ces nouvelles directives s’appliquent dans l’ensemble des milieux de soin et dans toutes les régions du Québec, qu’elles se situent en zone rouge ou verte.