(Vancouver) L’Agence de la santé publique du Canada s’attend à une forte hausse de la demande pour les vaccins contre l’influenza tandis que la période de la grippe saisonnière va côtoyer cet hiver le coronavirus à l’origine de la pandémie de COVID-19.

Camille Bains
La Presse Canadienne

Elle recommande donc aux provinces et territoires d’envisager des moyens alternatifs pour déployer leur programme d’immunisation.

Une porte-parole de la santé publique du Canada, Maryse Durette, indique que l’agence a commandé 13 millions de doses du vaccin contre la grippe, comparativement à 11,2 millions de doses l’an dernier.

Une étude de l’Université de la Colombie-Britannique publiée récemment dans The Journal of Pediatrics suggère que la pandémie de COVID-19 incite davantage de parents à faire vacciner leurs enfants contre la grippe cette année.

Selon cette étude, il s’agissait de l’intention de 54 % des parents sondés, en hausse de 16 % par rapport à l’an dernier. L’enquête a été réalisée auprès de 3000 familles au Canada, aux États-Unis, en Espagne, en Israël, au Japon et en Suisse.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI), qui fait partie de l’Agence de la santé publique du Canada, recommande que les stratégies de vaccination antigrippale soient adaptées pour prévenir la transmission de COVID-19.

Sur son site web, le CCNI souligne qu’il « serait préférable de proposer la vaccination lorsqu’elle peut être combinée à une autre visite médicale, et de proposer plusieurs vaccins si nécessaire pour minimiser le risque de contracter la COVID-19 et réduire le nombre de rencontres avec les services de santé ».

Des pays de l’hémisphère Sud, comme l’Australie, étudient présentement d’autres façons d’administrer les vaccins antigrippaux, telles que les cliniques de vaccination en plein air ou au volant, et leurs expériences pourraient être instructives pour le Canada.

Des modèles alternatifs suggèrent aussi la vaccination faite en pharmacie ou par des ambulanciers paramédicaux, voire dans les résidences pour aînés, là où la législation ne le permet pas déjà.

Par ailleurs, ces pays observent une baisse du nombre d’infections à l’influenza, fort probablement en raison des mesures de prévention de la COVID-19 qui misent notamment sur le port du masque et la distanciation physique.