Le gouvernement Legault s’est dit inquiet après les révélations de La Presse concernant deux surdoses mortelles en moins d’un an au cours de raves ouverts aux mineurs de 16 et 17 ans.

Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

Une coroner a qualifié d’« incohérent » le fait que la loi interdise l’accès des mineurs aux boites de nuit, mais leur permette de participer sans problème à des fêtes technos où la drogue pullule.

Gabriel F. est mort à 16 ans, à l’automne 2018, après avoir consommé trois comprimés de MDA dans le cadre de Bass Ship 3, un rave organisé au Palais des congrès de Montréal. La drogue y était si répandue qu’un trafiquant s’y promenait avec une pancarte « MDMA à vendre », selon l’enquête sur le décès de l’ado.

Une dizaine de mois plus tard, Alec Paré mourait à 19 ans dans un village de l’Outaouais qui accueillait un rave sur plusieurs jours lui aussi ouvert aux 16-17 ans.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation et nous sommes de tout cœur avec les familles touchées par ces tragédies », a affirmé le cabinet de la ministre de la Santé et des Services sociaux Danielle McCann, dans une déclaration envoyée par courriel à La Presse.

« Notre gouvernement est résolu à prévenir les dépendances et informer les jeunes sur les risques qui y sont associés », ajoutait la déclaration.

Le cabinet de la ministre McCann met de l’avant un investissement de près de 8 millions pour la lutte aux dépendances dans le contexte scolaire, ainsi que le rehaussement de l’âge minimal pour acheter du cannabis à 21 ans.