L’Hôpital général juif a ouvert aux médias, hier, les portes de son aile K10, désignée par Québec pour accueillir les patients gravement atteints du COVID-19. C’est la première fois que ces installations de mise en quarantaine, conçues pour les éclosions de maladies infectieuses et inaugurées en 2016, pourraient être mises à l’épreuve lors d’une pandémie.

Daphné Cameron
Daphné Cameron La Presse
Robert Skinner
Robert Skinner La Presse

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

À Montréal, deux hôpitaux deviendront le point de chute des patients testés positivement au COVID-19 avec des symptômes assez graves pour nécessiter une hospitalisation : l’hôpital Sainte-Justine, pour les enfants, et l’Hôpital général juif, pour les adultes. L’unité K10 possède 24 chambres munies de sas équipés de tout le matériel de protection pour protéger le personnel médical.

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Ces 24 chambres sont aussi munies d’un système de pression négative. Ces chambres sont ventilées toutes les cinq minutes afin d’évacuer les particules infectieuses qui pourraient s’y trouver. Au total, l’hôpital compte 89 chambres à pression négative, dont 18 aux soins intensifs qui pourraient être utilisées pour les cas gravissimes.

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Ici, le poste de travail situé à l’intérieur du sas. Masques N95, jaquettes jetables, visières, gants munis d’un poignet plus long : les hôpitaux désignés par Québec auront la priorité d’approvisionnement en ce qui a trait aux équipements de sécurité pour protéger le personnel.

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Normalement, cet étage est réservé aux patients qui ont souffert d’un AVC. « Si l’étage ici se remplit, nos patients atteints d’AVC devront aller sur un autre étage », explique Louise Miner, directrice des services professionnels (à droite). « Les cas plus généraux seraient choisis pour aller dans un autre hôpital. » À gauche : Joanne Côté, directrice de la qualité.

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« Notre hôpital se prépare depuis des années », a expliqué le Dr Yves Longtin, chef du service des maladies infectieuses. « On savait qu’un jour ou l’autre, on allait avoir à faire face à ce genre de virus, un nouveau virus respiratoire. Donc, on avait déjà mis en place un comité de pandémie qui se réunissait régulièrement pour être sûrs d’être prêts. » À droite : Lucie Tremblay, directrice des soins infirmiers.

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Au cours des deux dernières semaines, le personnel médical a mené de nombreuses simulations. « La préparation aide à diminuer le niveau de stress », dit Lucie Tremblay. « Si une infirmière ou un médecin a à traiter un patient qui a le COVID-19, il va toujours y avoir une ombre derrière la personne, donc une autre infirmière qui va s’assurer qu’il n’y a pas de contamination », explique-t-elle.

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Deux autres hôpitaux ont été désignés pour recevoir les patients atteints du coronavirus. Ils sont tous deux situés à Québec : le CHUL est prêt à accueillir les enfants, et l’Institut universitaire de pneumologie et de cardiologie, les adultes. Selon le ministère de la Santé, le Québec compte environ 700 chambres à pression négative dans l’ensemble de ses établissements.