L’Association québécoise des pharmaciens propriétaires a annoncé mercredi soir avoir suspendu les négociations avec le ministère de la Santé et des Services sociaux. Elle demande maintenant au Conseil du trésor d’intervenir dans le dossier.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

Les négociations coïncident actuellement avec l’étude du projet de loi 31, qui vise notamment à modifier la Loi sur la pharmacie pour élargir les gestes que peuvent faire les pharmaciens. Le projet prévoit entre autres de permettre aux pharmaciens de prescrire et de donner les vaccins.

Un amendement de la ministre de la Santé Danielle McCann sur l’allocation professionnelle, dans le cadre de cette étude, a causé des remous du côté du syndicat, qui a décidé de suspendre les négociations. « Pour toucher à la rémunération, c’est convenu qu’on s’en parle et qu’on discute, a précisé au téléphone Jean Bourcier, vice-président exécutif et directeur général de l’AQPP. La façon de faire de la ministre nous a frustrés et insultés. »

L’AQPP souhaite également la fin des franchises et coassurances. « Si les gens vont ailleurs pour les services cliniques, il n’y a pas ces frais, a noté M.  Bourcier. Pour nous, c’est une barrière à l’accès. »

La ministre Danielle McCann, en commission mercredi soir pour l’étude du projet de loi 31, a invité les pharmaciens à revenir s’assoir pour négocier. Son porte-parole a indiqué au téléphone que le projet de loi était un « changement majeur dans la pratique des pharmaciens », qui donnerait un meilleur accès aux soins de première ligne.