Estimant que le gouvernement n’en fait pas assez afin d’améliorer les conditions de travail de ses membres, la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) demande une deuxième journée sans temps supplémentaire obligatoire (TSO).

Ariane Lacoursière Ariane Lacoursière
La Presse

Durant 24 heures, du 15 au 16 novembre prochain, la FIQ demande à ce que toutes les professionnelles en soins, dont les infirmières et les inhalothérapeutes, ne se fassent imposer aucun temps TSO. « Pendant ces 24 heures, elles ont besoin de vivre une journée normale de travail, une journée où elles ne seront pas prises en otage », a dit ce matin en point de presse la présidente de la FIQ, Nancy Bédard.

« La ministre de la Santé, Danielle McCann, parle souvent des professionnelles en soins, de son désir de mettre fin au TSO et des actions qu’elle pose. Cependant, si l’abolition du TSO est encore au nombre de ses priorités, elle devra le faire sentir davantage sur le terrain et aller plus loin dans la mise en place de solutions, car la situation est encore critique », affirme Mme Bédard.

Deuxième journée

Le 8 avril dernier, la FIQ avait mené une première journée sans temps supplémentaire obligatoire afin de dénoncer le phénomène et prouver aux gestionnaires qu’il était possible de ne pas y avoir recours. Depuis, différentes mesures ont été annoncées. Mais selon Mme Bédard, les résultats sur le terrain tardent à se faire sentir.

« Depuis septembre, on ressent un ralentissement des efforts déployés », critique Mme Bédard. Celle-ci estime pourtant que les travaux devraient au contraire être accélérés en prévision de l’hiver, période naturellement plus difficile dans le réseau de la santé.

« La ministre McCann doit aller plus loin dans le déploiement de solutions », estime Mme Bédard, qui associe le TSO à de la « violence organisationnelle ».