La méthamphétamine et la cocaïne sont plus populaires à Montréal que dans d’autres villes, et le MDMA (ecstasy) moins, selon une nouvelle étude internationale à laquelle participe une chercheuse de l’Université McGill.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

L’étude internationale, publiée mercredi dans la revue Addiction, a mesuré pendant une demi-douzaine d’années la concentration de différentes drogues dans les eaux usées de 120 villes de 37 pays, dont Montréal et Granby. L’étude d’Addiction incluait aussi des mesures de THC, un ingrédient actif du cannabis, mais ne rapporte pas ces données pour les deux villes québécoises.

Granby arrive même au premier rang mondial pour ce qui est de la méthamphétamine, alors que Montréal se situe dans le peloton des dix villes où la concentration dans les eaux usées est la plus élevée.

Pour ce qui est de la cocaïne, Montréal fait partie de la dizaine de villes où la concentration dans les eaux usées est la plus élevée, mais Granby se trouve bien en deçà de la moyenne mondiale.

Les amateurs d’ecstasy ne sont pas si nombreux à Montréal et Granby si on se fie à l’étude, puisque les concentrations de cette drogue dans les eaux usées est presque indétectable, soit une concentration au moins 40 fois moins élevée que les villes où l’ecstasy est la plus populaire, généralement en Europe.

L’expertise développée par la participation à ce projet international, piloté depuis l’Espagne et l’Italie, a été utile pour le projet pilote de surveillance de la consommation de cannabis par l’analyse des eaux usées qu’a lancé Statistique Canada en mars 2018, dans le contexte de la légalisation de la marijuana, a expliqué par voie de communiqué Viviane Yargeau, du département de génie chimique de l’Université McGill, qui figure parmi les coauteurs de l’étude d’Addiction.