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La réforme Barrette n'a pas amélioré la protection de la jeunesse, selon la CDPDJ

La réforme Barrette n'a pas amélioré l'accès au... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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La réforme Barrette n'a pas amélioré l'accès au réseau pour les jeunes en difficulté.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

(Québec) La réforme du réseau de la santé par l'ex-ministre Gaétan Barrette n'a pas permis d'améliorer les services de protection de la jeunesse, affirme la Commission des droits de la personne et de la jeunesse après avoir rencontré 850 employés du réseau.

À tous les cinq ans, cet organisme présente un rapport sur la mise en oeuvre de la Loi sur la protection de la jeunesse, en vigueur depuis 2006. Le prochain doit être présenté l'an prochain.

Or, on est déjà en mesure de déceler certaines tendances, a indiqué en entrevue Brigitte Lagacé, directrice de la protection et promotion des droits de la jeunesse. En outre, la réforme Barrette n'a pas amélioré l'accès au réseau pour les jeunes en difficulté.

«Avec les données qu'on a, à date, il ne semble pas qu'il y aurait un impact au niveau de la diminution des délais, du fait d'avoir mis sous un même toit des services», a indiqué Mme Lagacé.

Il est cependant trop tôt pour conclure que la réforme est un échec, a-t-elle précisé.

Le projet de loi 10, adopté sous le gouvernement Couillard, prévoyait l'abolition des agences de santé et le regroupement des services sous la bannière des Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISS et CIUSS). Il visait à simplifier les services à la population et à améliorer l'efficience du réseau.

Sauf que la réforme s'est heurtée à un fort «phénomène de résistance», commun dans des réorganisations de cette envergure, note Mme Lagacé. À ce jour, le sentiment d'adhésion est faible au sein du réseau, même si certains intervenants y voient des effets positifs.

«Il y a beaucoup d'inquiétude au niveau des intervenants, beaucoup d'épuisement, indique-t-elle. On nous a parlé de perte d'expertise spécialisée, de manque de soutien clinique et de problèmes de financement. Ça tourne autour de ces constats-là.»

La CDPDJ a rencontré 850 dirigeants de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), professionnels et intervenants dans le cadre de sa démarche. Elle rencontrera des parents et des usagers avant de livrer son rapport final.

Enquête sur le drame

Est-ce que les problèmes observés par le CDPDJ ont pu jouer un rôle dans la mort tragique d'une fillette de 7 ans à Granby? «Je n'en ai aucune espèce d'idée», a répondu Mme Lagacé.

La CDPDJ a ouvert une enquête dès qu'elle a été informée du cas, a-t-elle indiqué. L'organisme n'avait donc pas attendu que le gouvernement Legault le lui demande, comme il l'a fait mercredi.

«La commission, quand elle est informée de situations où elle a des raisons de croire que les droits d'un enfant sont lésés, elle a l'obligation d'agir», a dit Mme Lagacé.

Elle invite au passage quiconque est témoin d'un geste d'abus à l'endroit d'un enfant à le dénoncer à la CDPDJ.

M. Barrette a soutenu vendredi que sa réforme n'a rien à voir avec le drame de Granby. Il a noté que l'enfant avait bien été prise en charge par la DPJ de l'Estrie lors de son décès tragique.




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