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Suicide: «On est dû pour un plan d'action national»

ARIANE LACOURSIÈRE
La Presse

Des organismes oeuvrant en prévention du suicide pressent Québec de se doter d'une stratégie nationale en prévention du suicide. « Des mesures sont prises actuellement, mais c'est morcelé. Ça manque de cohérence », affirme le directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), Jérôme Gaudreault.

Directeur général de Suicide-Action Montréal, Luc Vallerand plaide lui aussi pour la même cause. « On est dû pour un plan d'action national spécifiquement sur cette question », dit-il.

Selon un document de la Direction régionale de santé publique de Montréal diffusé hier et utilisant les données les plus récentes sur le suicide, le taux de suicide chez les jeunes de 15 à 24 ans a diminué de plus de moitié en 15 ans, soit de 2001 à 2016. Mais la détresse reste élevée, notamment chez les jeunes filles de 12 à 17 ans, qui présentent de forts taux d'hospitalisation pour tentative de suicide.

Dans un communiqué publié cette semaine, l'AQPS rappelle que, chaque jour, « on compte 3 suicides au Québec et 80 tentatives » et que, donc, le sujet du suicide doit rester prioritaire.

M. Gaudreault rappelle que dans les années 90, alors que le Québec présentait des taux de suicide alarmants, le gouvernement avait adopté une stratégie nationale sur la prévention du suicide. « Dans les années qui ont suivi, on a vu une baisse marquée du taux de suicide », affirme M. Gaudreault. Mais en 2004, le plan d'action national n'a pas été renouvelé. Des mesures ont été incluses dans le Plan d'action national en santé mentale. Pour M. Vallerand, la cause du suicide devrait pouvoir à nouveau bénéficier d'un plan à elle seule.

Pas de portrait à jour

Du côté du Regroupement des endeuillés du suicide, on tient à préciser que les données présentées cette semaine datent de 2016 et qu'il est impossible actuellement d'avoir un portrait à jour du suicide au Québec. « C'est impossible de pouvoir évaluer de façon juste un rendement basé sur des données qui datent de trois ans », dit Marlène Gauthier, instigatrice du Regroupement des endeuillés du suicide.

Au cabinet de la ministre de la Santé, Danielle McCann, on dit être déjà en train de consulter des intervenants afin « d'agir rapidement en adoptant des mesures ciblées en santé mentale et en prévention du suicide ».




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