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À un clic (et 180$) d'un dermatologue

Pour 180 $, les clients de DermaGO peuvent envoyer... (Image tirée d'une capture d'écran)

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Pour 180 $, les clients de DermaGO peuvent envoyer des photos et recevoir un avis par clavardage en moins de 72 heures, avec un suivi qui a parfois dépassé six mois (un service 24 heures est offert pour 250 $).

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Des dermatologues québécois ont lancé en décembre dernier un site payant de télémédecine qu'ils viennent d'étendre à tout le Canada. Un millier de patients ont utilisé DermaGO. Serait-ce l'avenir du traitement des problèmes cutanés ?

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L'urgentologue Alain Vadeboncoeur

Photo André Pichette, Archives La Presse

VIDÉO ET CLAVARDAGE

Pour 180 $, les clients de DermaGO peuvent envoyer des photos et recevoir un avis par clavardage en moins de 72 heures, avec un suivi qui a parfois dépassé six mois (un service 24 heures est offert pour 250 $). « J'ai 30 ans, je suis très technologique », explique le dermatologue Marc-André Doré, l'un des cofondateurs de DermaGO. « On a vu ça apparaître aux États-Unis et on a voulu être les premiers au Canada. » Des rencontres avec un dermatologue en chair et en os sont parfois proposées. Des cliniques hors RAMQ font également appel à DermaGO pour leurs clients, avec cette fois une consultation vidéo avec le patient et son médecin de famille.

PAS POUR LE CANCER

En 2016, une étude avait sonné l'alarme sur la qualité des services de télédermatologie. Publiée dans la revue JAMA Dermatology, elle avait conclu à un service expéditif, voire bâclé, dans la moitié des 16 services testés pour l'analyse d'un grain de beauté suspect. « C'est très différent, nous respectons les règles du Collège des médecins sur la télémédecine, dit le Dr Doré. Et on a spécifiquement évité le cancer de la peau, les lésions pigmentées comme les grains de beauté. On ne refusera pas de donner notre avis, mais on ne fait pas de publicité là-dessus, et 90 % des patients consultaient pour autre chose. Dans certains cas de grain de beauté, on a dirigé le patient vers un médecin pour vérifier que c'était bénin. »

PRIVÉ CONTRE PUBLIC

« C'est parfaitement légal, mais je suis contre ce recours de plus en plus grand au privé en médecine », commente l'urgentologue Alain Vadeboncoeur, qui a publié plusieurs essais et qui s'inquiète souvent du rôle grandissant du secteur privé en santé. « En dermatologie, il y a des délais très importants, justement parce que les médecins font des services non assurés par la Régie de l'assurance maladie du Québec, comme l'esthétique. C'est dommage que la télémédecine apparaisse au privé plutôt qu'à la RAMQ. C'est une bonne manière d'augmenter l'efficacité dans les domaines médicaux plus visuels. » Le Dr Doré assure avoir proposé à la RAMQ et à l'Association des dermatologues que DermaGO soit un projet pilote public. « Mais on préférait développer ça à l'intérieur du public, dit le Dr Doré. En Ontario, il y a de la télédermatologie, mais c'est le médecin de famille, et non le patient, qui envoie les photos au dermatologue. C'est moins efficace. » Les dermatologues que voient les clients de DermaGO qui en ont besoin sont couverts par la RAMQ, cependant. « Ce qui n'est pas couvert par la RAMQ, c'est la télémédecine du patient au médecin, seulement la télémédecine d'hôpital à hôpital », dit le Dr Doré.

MÊME EN FLORIDE

Une antenne de DermaGO va ouvrir sous peu en Floride. « Normalement, ce sera le seul État américain où on sera présent, dit le Dr Doré. Il faut un permis de pratique pour chaque État et il y a une dizaine de services concurrents. On avait quelqu'un qui avait un permis pour la Floride. » Est-il nécessaire d'avoir un médecin dans la province ou l'État du patient ? « Je pense que les gens aiment consulter des médecins locaux, même si c'est par clavardage ou vidéo. »

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Le printemps dernier, une étude de la revue JAMA Dermatology avançait que l'intelligence artificielle allait révolutionner la détection des cancers de la peau. DermaGO envisage-t-elle cette avenue ? « L'intelligence artificielle, c'est un sujet chaud en dermatologie, dit le Dr Marc-André Doré. Je pense que l'idéal, c'est que ça soit utilisé pour faciliter la productivité des médecins, pas pour les remplacer. Et je pense que ça sera surtout pour le cancer de la peau, moins pour les problèmes esthétiques, qui ont plusieurs présentations différentes. »




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