S'il a promis un plus grand financement dédié aux problèmes de santé mentale, le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, estime que les défis actuels résident surtout dans l'organisation des soins, qui sont encore trop peu adaptés aux patients.

Vicky Fragasso-Marquis LA PRESSE CANADIENNE

M. Barrette, qui était à Montréal vendredi pour présenter le nouveau plan d'action en santé mentale de Québec, a déclaré que le ministère souhaitait ajuster les structures du système de santé pour s'attaquer à cet enjeu, qui est au centre des priorités du gouvernement, a-t-il assuré. Québec investira tout de même 70 millions d'argent frais sur cinq ans.

De plus, le gouvernement s'assurera que les services seront mieux arrimés pour les jeunes qui se font traiter à l'adolescence et qui atteignent l'âge adulte. Il a déploré que plusieurs patients de 18 ans «se retrouvent perdus dans le système» et doivent se rendre ensuite aux urgences avec un état qui s'est détérioré, «faute de suivi».

Le gouvernement mettra également en place conjointement avec le Fonds de recherche du Québec et la Fondation Graham-Boeckh un réseau de santé mentale spécifiquement pour les jeunes, qui permettra aux patients de recevoir des services dans des centres sans passer par «la lourdeur des hôpitaux».

Selon les recherches, 75 % des maladies mentales commencent à poindre avant l'âge de 22 ans.

Le ministre Barrette a également insisté sur l'importance de la «reddition de comptes» et de la «transparence» dans tous les établissements de santé, qui devront désormais nommer un cadre qui sera responsable de la mise en place des soins et des services rendus aux patients aux prises avec des problèmes de santé mentale.