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CHSLD: infirmières réclamées

(QUÉBEC) Le nombre d'infirmières dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) a fondu de 16% en cinq ans, alors que les résidants nécessitent plus de soins qu'auparavant, dénonce l'Ordre professionnel des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Lors de son congrès annuel, mardi, l'Ordre a adopté une résolution demandant au gouvernement de renverser rapidement cette tendance qui, selon lui, «entrave la qualité des soins et met à risque des résidants vulnérables».

État de la situation

Les CHSLD accueillent un peu moins de résidants depuis cinq ans, mais l'état de santé de leur clientèle s'alourdit:

> Le nombre de lits dressés a baissé de 2% entre 2007-2008 et 2010-2011.

> En moyenne, une personne âgée a nécessité 3,22 heures de soins par jour en 2012-2013, un nombre en hausse de 5% depuis 2007-2008.

Infirmières en CHSLD

> 2007-2008: 6674

> 2012-2013: 5564

> Baisse de 1110 infirmières au cours des cinq dernières années, soit une diminution de 16%;

> Actuellement, il y a une infirmière pour 20 résidants dans les CHSLD du Québec;

> Selon l'OIIQ, qui s'appuie sur les recommandations de l'American Nurses Association et du Royal College of Nursing (Angleterre), une infirmière pour 10 résidants est «nécessaire pour assurer la qualité des soins et des services».

Ils ont dit

«Si on diminue les infirmières, c'est pour répondre aux besoins des gens. Les besoins ne sont plus en soins infirmiers en tant que tels. Le besoin, c'est de lever les patients, de laver les patients et d'apporter une aide à l'autonomie de la vie quotidienne. Et, pour ça, il faut plus de préposés, moins d'infirmières.» - Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, questionné le 26 septembre dernier au sujet de la coupe de 30 postes d'infirmières à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

«Les préposés sont précieux et ont un rôle super important dans l'assistance aux malades. Mais on ne peut pas substituer l'un pour l'autre. Ça n'a pas de bon sens! Les infirmières font des évaluations précises pour donner des directives de soins aux préposés [...] pour que le résidant soit bien traité, pour éviter l'utilisation des contentions. Si personne n'est capable d'évaluer, on ne prend pas les bonnes décisions de soins. Ç'a des conséquences.» - Lucie Tremblay, présidente de l'OIIQ. Elle souligne que les suppressions de postes augmentent depuis quelques mois.




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