Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, entend serrer la vis aux Groupe de médecine de famille (GMF), afin qu'ils offrent des consultations médicales en soirée, et qu'ils prennent en charge le nombre de patients qu'ils s'étaient engagés à suivre lors de leur entente avec le gouvernement.

Publié le 13 févr. 2013
Sara Champagne LA PRESSE

Selon les observations de son ministère, 40% des GMF de la province n'atteindraient pas leur cible d'inscription de patients à partir de laquelle le financement leur a pourtant été accordé.

Lors de l'étude des crédits en santé, mercredi matin à l'Assemblée nationale, il s'est dit déterminé à améliorer les temps d'attente dans les urgences. Afin d'y parvenir, il entend demander une mise à jour du Guide gestion des urgences, dont la dernière mouture remonte à 2006. Ce guide est en quelque sorte la bible des urgentologues. Le ministre a aussi annoncé qu'il maintiendra le monitorage quotidien des taux d'achalandage aux urgences. Au Québec, l'attente moyenne pour les patients sur civières oscille autour de 17h.

Au-delà de ces mesures, Réjean Hébert a l'intention d'adopter un «plan de désencombrement des urgences» pour chaque établissement. À cet égard, lors du pic de la grippe durant le temps des fêtes, plusieurs hôpitaux de Montréal ont annulé des chirurgies non urgentes, la plupart de jour. Malgré ces mesures, plusieurs établissements continuent d'avoir des taux d'occupation dépassant 150%, avec parfois le double de patients pour les civières disponibles.