Le gouvernement Marois va remettre en question des milliards de dollars d'investissements dans le réseau de la santé. Il s'agit de sommes annoncées dans les mois qui ont précédé les élections, pour lesquelles Québec n'avait rien prévu aux plans d'immobilisation, a soutenu ce matin le Dr Réjean Hébert.

Publié le 13 nov. 2012
Denis Lessard LA PRESSE

Le ministre de la Santé a donc confirmé, du moins en ce qui touche le secteur de la santé, le reportage de La Presse qui, ce matin, a révélé que plusieurs projets d'immobilisation en transport, en santé et en éducation seraient repoussés dans le temps faute de financement. Il a refusé toutefois de préciser quels projets seront mis en veilleuse.

«Il y a eu une irresponsabilité du gouvernement libéral, qui a annoncé des projets un peu partout au Québec sans s'assurer que les budgets étaient au rendez-vous et inscrits au plan d'immobilisation», a affirmé le ministre.

«On est à regarder des milliards d'annonces faites par le gouvernement libéral et qui ne sont pas attachées», a soutenu le Dr Hébert à son arrivée à la réunion des députés péquistes. «Des projets vont être reportés dans toutes les régions du Québec, à Montréal comme ailleurs. Dans les régions, ces projets sont importants, ils sont portés par la communauté, mais il est important de donner l'heure juste», a-t-il ajouté.

Québec va annoncer dans le budget quels projets vont rester dans les cartons.

«On a des projets de bonne qualité, on va les prioriser quand on aura les enveloppes budgétaires disponibles», a expliqué le Dr Hébert.

Les projets du CHUM et du CSUM ne sont pas compromis, mais on est à en réexaminer les coûts. L'hôpital anglophone dépasse de 60 millions les prévisions. Quant à l'établissement francophone, les dépassements sont moins importants, a dit le ministre.