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Sofas chinois toxiques: Québec et Ottawa enquêtent

Le phénomène des sofas toxiques chinois continue de faire des victimes. (Photo André Pichette, La Presse)

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Photo André Pichette, La Presse

Le phénomène des sofas toxiques chinois continue de faire des victimes.

Un nombre croissant de citoyens disent avoir éprouvé de violentes réactions allergiques après avoir acheté des fauteuils fabriqués en Chine. Le ministère du Développement économique et de l'Innovation (MDEI) du Québec mène d'ailleurs trois enquêtes à ce sujet, a appris La Presse.

Le 9 avril, La Presse révélait que des sofas potentiellement toxiques se trouvaient dans la province. Depuis, une quinzaine de citoyens ont contacté le journal en disant posséder un tel fauteuil.

C'est le cas du Montréalais André Groleau, qui a récemment acheté un sofa chinois en cuir de 400$. Peu après son achat, M. Groleau a vu apparaître des plaques rouges sur son corps. «J'avais beaucoup de démangeaisons. Surtout sur le dos et les fesses, dit-il. Ça m'a surpris parce que je n'avais jamais fait de réaction allergique avant.» Les démangeaisons étaient très vives. «Des fois, j'avais l'impression d'être entré dans un nuage de maringouins», raconte M. Groleau.

Après avoir lu l'article de La Presse, M. Groleau a sorti son sofa sur son balcon. «Un médecin m'a prescrit une crème. Les démangeaisons et les plaques sont presque disparues», dit-il.

Plaintes à Santé Canada

Au cours des dernières semaines, Santé Canada a reçu 16 plaintes de citoyens croyant avoir acheté un fauteuil chinois contaminé. Dans tous ces cas, Santé Canada tente d'établir un lien entre le meuble et une possible réaction allergique. «Santé Canada a aussi reçu de nombreuses questions de citoyens et d'importateurs», écrit l'organisme.

Le problème des fauteuils contaminés inquiète aussi le gouvernement du Québec. «Nous avons eu trois plaintes et menons des enquêtes en collaboration avec le fédéral», dit la porte-parole du MDEI, France Verrette.

Selon le Montréalais Sylvain Céré, qui estime avoir été victime d'un sofa contaminé, bien plus de personnes pourraient être touchées. «Quand je me suis plaint auprès de la compagnie qui m'a vendu le sofa, elle est rapidement venue le reprendre. Personne n'a mené d'enquête sur mon cas», dit M. Céré, qui ne figure donc pas dans les statistiques de Santé Canada.

Au cours des derniers mois, l'histoire des sofas contaminés a fait beaucoup de bruit en Europe. Des canapés fabriqués en Chine étaient au coeur de la controverse. Pour prévenir la moisissure durant le transport de ses fauteuils, le commerçant chinois Linkwise a introduit des sachets de diméthylfumarate, une poudre blanche, dans le rembourrage de ses sofas. Quand le diméthylfumarate se réchauffe, il libère un gaz toxique qui peut causer des démangeaisons ou des lésions cutanées.

En France, la chaîne de magasins Conforama a rappelé plus de 38 000 sofas. En Angleterre, des consommateurs ont intenté un recours collectif contre des distributeurs.




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