Le premier parti de l'opposition au conseil municipal de Montréal, Vision Montréal, rejette l'idée d'aménager un couloir de transports collectifs dans la rue Dalhousie, dans le secteur de Griffintown, en marge du projet de démantèlement de l'autoroute Bonaventure, au sud du centre-ville.

Bruno Bisson LA PRESSE

Dans un mémoire présenté hier à l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM), le parti de Louise Harel recommande plutôt d'intégrer les 1400 autobus qui font la navette entre Montréal et la Rive-Sud à la circulation du boulevard qui remplacera l'autoroute Bonaventure.

 

Vision Montréal recommande aussi que l'Agence métropolitaine de transport, un organisme provincial, soit mandatée pour étudier la faisabilité d'une nouvelle liaison par train entre le centre-ville et la municipalité de La Prairie, sur la Rive-Sud. Ce train, qui emprunterait le pont Victoria, pourrait être mis en service rapidement et à peu de frais.

Selon Vision Montréal, ce service de transport en commun pourrait constituer un solution de rechange intéressante pour les automobilistes pendant les travaux de transformation de l'autoroute Bonaventure. Le coût de ces travaux est estimé à un peu plus de 140 millions.

Le couloir Dalhousie, où passeraient des centaines d'autobus entre la Rive-Sud et le centre-ville, comme le propose la Société du Havre de Montréal (SHM), coûterait près de 120 millions de dollars, en sus des coûts du projet Bonaventure.