Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, l'Université de Montréal, le député libéral d'Outremont, Raymond Bachand, et le cimetière Notre-Dame-des-Neiges ont annoncé lundi leur intention de créer «le parc du troisième sommet du mont Royal» en mai 2010. La création de ce territoire public dans le parc vieux de 133 ans ne règle pas le dossier du dépotoir du cimetière. Par contre, les espaces verts contigus au pavillon Lassonde de l'École polytechnique seront préservés.

Éric Clément LA PRESSE

Le budget 2009 de la Ville prévoyait «consolider la protection du mont Royal par la création d'un parc sur le troisième sommet», autrefois appelé sommet Murray. Les discussions durent toutefois depuis 20 ans, a dit hier le maire Tremblay en conférence de presse. Finalement, l'université et la fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal, propriétaire du cimetière, cèdent respectivement, par bail de 50 ans, des terrains de 13,2 hectares et 9,77 hectares (bois Saint-Jean-Baptiste) afin de permettre à la Ville de créer ce parc, que le chemin de ceinture traversera d'est en ouest en 2011.Toutefois, la Fabrique ne cédera pas les terres qu'elle utilise comme dépotoir et où elle entrepose des agrégats, de l'équipement lourd et de la terre. «On veut conserver le dépôt technique tel qu'il est, mais on va revoir son aménagement pour le cacher», a dit Yoland Tremblay, directeur général du cimetière.

De son côté, le recteur de l'Université de Montréal, Luc Vinet, a annoncé que les espaces verts voisins du pavillon Lassonde ne seront pas utilisés pour ériger de nouveaux bâtiments (projet Lassonde 2). Ils demeureront verts, car le projet de la gare de triage d'Outremont fournit à l'université l'espace dont elle a besoin.

La question du dépôt technique

En décembre, le Conseil régional de l'environnement de Montréal s'était inquiété que les discussions ne tiennent pas compte du sommet du mont Royal. Hier, le CREM était satisfait, mais quelques questions demeurent, a dit son directeur général, André Porlier, notamment l'avenir du dépôt technique du cimetière et l'accessibilité du nouveau parc aux Montréalais.

De son côté, Sylvie Guilbault, directrice générale des Amis de la montagne, estime que la création de ce parc est une bonne nouvelle. «Mais la question de son financement et de sa gestion s'en vient à court terme, a-t-elle dit. Cela dit, il y a aussi des espaces verts menacés sur le mont Royal, comme l'ancien site de Marianopolis, où l'on a besoin également d'investissements. Il ne faut pas oublier que, sur la montagne, des espaces sont en danger et il faudra trouver des solutions.»