Des policiers de Montréal ont ouvert le feu sur un homme qui s'était introduit dans un poste de quartier et qui les menaçait avec un couteau, hier matin.

Martin Croteau LA PRESSE

L'affaire a débuté vers 7h15, lorsqu'un résidant de l'avenue Champagneur a appelé le 911. L'homme dans la cinquantaine était sérieusement blessé: il avait été poignardé.Au moment précis où les policiers se portaient à son secours, vers 7h20, le présumé auteur du crime a fracassé la porte du poste de quartier 33, avenue du Parc, non loin de la rue Jean-Talon, et a pénétré à l'intérieur.

Très agité, il a déclaré être l'auteur de la tentative de meurtre et a brandi un couteau en direction des policiers. Incapables de le calmer, ceux-ci ont tiré et l'ont atteint de plusieurs balles.

Le suspect, 52 ans, a été sérieusement blessé. Il se trouve dans un état stable à l'hôpital, mais on ne craint pas pour sa vie ni pour celle de la victime de la tentative de meurtre sur l'avenue Champagneur.

Pour l'heure, il n'est pas possible de savoir combien de policiers se trouvaient dans le poste, mais ceux qui ont été impliqués dans la fusillade ont été transportés à l'hôpital pour traiter un choc nerveux.

Enquête de la SQ

La Sûreté du Québec a hérité du dossier, comme c'est généralement le cas lorsque des policiers ont recours à leur arme. Les enquêteurs passeront notamment en revue les images captées par les caméras de surveillance du poste 33.

Selon deux sources, une bête querelle entre voisins serait à l'origine du crime. L'agresseur habite le même immeuble que l'homme qui a été poignardé, selon Ishvea Patel, le frère de ce dernier.

Ce résidant de la rue du Parc se trouvait devant le logement de l'avenue Champagneur tandis que plusieurs policiers s'y affairaient. S'il s'est dit soulagé d'apprendre que son frère est hors de danger, il est effaré de cette brutalité. «Il y a des gens complètement fous, ici», a-t-il déploré.

Les autres voisins de la victime sont sous le choc. Ce quartier, où habite une forte population d'immigrés, est plutôt paisible. «Il y a parfois des jeunes qui traînent dans le parc le soir, mais je n'ai jamais pensé que quelqu'un serait poignardé», a confié un père de famille qui habite en face du lieu du crime.