Avec en toile de fond d'autres hausses de tarifs et un manque à gagner devenu maladif, la Société de transport de Montréal (STM), dévoilera son budget 2009, aujourd'hui. Et tout indique que le coût mensuel d'accès au métro et aux autobus grimpera à 68,50$ à partir du 1er janvier, soit une hausse de 3.3%.

Sara Champagne LA PRESSE

Selon les informations obtenues par La Presse, les usagers des transports en commun devront donc payer 2,25$ de plus par mois pour voyager sur le territoire de Montréal. Le responsable du dossier au comité exécutif de la Ville de Montréal, Claude Trudel, qui en dévoilera les détails aujourd'hui, a déjà indiqué qu'il se limiterait à suivre l'indice des prix à la consommation ainsi que celui du coût des transports.

Néanmoins, avec une hausse de 3,3% de ses tarifs, la STM enregistrera sa pire augmentation depuis les dernières élections municipales, en 2002-2003. Du même coup, elle doit aussi absorber les coûts de l'implantation du système de carte à puce, dont la préparation sur plusieurs années a nécessité des investissements de 169 millions.

En conséquence, le budget de la STM devrait osciller autour de 80 millions, en 2009, sans hausse de la contribution de la Ville de Montréal, qui s'est déjà engagée à rembourser le déficit accumulé de 29 millions.

Quant au manque à gagner, il devrait se chiffrer autour de 33 millions, comme l'an dernier. En brassant vigoureusement les cartes, l'an dernier, la STM avait réussi à offrir des passages plus fréquents aux usagers du métro et de l'autobus, de même que des navettes pour les personnes âgées. Mais la bonification du service augmente moins rapidement que l'achalandage, qui connaît des bonds variant de 2 à 3%, chaque année.

Au cours des trois dernières années, le remplacement des vieux wagons de métro et la rénovation des équipements, comme l'installation de caméras de surveillance, a par ailleurs presque fait doubler le déficit et la dette de la STM. Claude Trudel a déjà mentionné qu'il souhaiterait obtenir les revenus d'une taxe sur le stationnement pour subvenir aux besoins de la STM. Tout laisse croire qu'un éventuel péage aux portes du centre-ville pourrait aussi devenir une source de financement importante des transports en commun montréalais.