Menacée par les flammes, la Ville de Port-Cartier a décrété l’état d’urgence pour les cinq prochains jours, alors que plus de 1000 résidants ont dû être évacués vendredi soir.

Le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, en a fait l’annonce samedi matin en conférence de presse, alors que les flammes faisaient toujours rage, à près de 13 km de la municipalité et 11 km de l’établissement fédéral de détention à sécurité maximale de Port-Cartier.

Sur ces réseaux sociaux, la Ville de Port-Cartier a affirmé que les flammes progressaient selon « un scénario optimiste ». Des avions-citernes de la SOPFEU ont été déployés sur le terrain.

« Tout s’est passé dans les temps établis, a déclaré Alain Thibault. On est désolés si vous vous êtes sentis bousculés, mais on avait beaucoup de choses [à gérer]. »

L’avis d’évacuation, toujours en cours en soirée samedi, touchait les résidences du parc Brunel, celles du parc Dominique et celles au nord de la route 138.

Les habitants déplacés ont pu trouver refuge dans un centre d’hébergement de Baie-Comeau, le Centre Henry-Leonard. Une préalerte pourrait être diffusée, si d’autres évacuations sont requises.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord (CISSS de la Côte-Nord) procède à l’évacuation préventive des résidants du CHSLD de Port-Cartier et de certains usagers hébergés en ressource intermédiaire et de type familial (RIRTF). L’ensemble de ces résidants sera accueilli en CHSLD dans l’ouest du territoire ou à l’hôpital Le Royer de Baie-Comeau.

En soirée samedi, la propagation des incendies de forêt dans les alentours demeurait la même que vendredi en fin de soirée.

Un incendie de forêt s’est déclaré vendredi midi au nord du centre pénitencier de Port-Cartier. Il a ensuite progressé et se trouvait samedi à 11 km de la ville. La sécurité incendie qualifie ce feu d’« extrêmement violent et menaçant ».

PHOTO FOURNIE PAR UN TÉMOIN

Un deuxième incendie brûle toujours au niveau du lac Walker. Ce dernier a progressivement pris de l’ampleur et est pour le moment « incontrôlable ». Au moment d’écrire ces lignes, les équipes de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) n’étaient pas en mesure de s’y attaquer.

Une vingtaine de pompiers étaient déjà sur le terrain et une équipe vouée à la protection des infrastructures sera déployée.

Certaines consignes pour les personnes non évacuées sont de mise :

  • Limiter le temps passé à l’extérieur.
  • Laisser les portes et fenêtres fermées dans la mesure du possible. L’utilisation d’un climatiseur ou d’une thermopompe est toutefois possible.
  • Changer régulièrement les filtres de son purificateur d’air.
  • Limiter l’utilisation des ventilateurs d’extraction comme les ventilateurs de salle de bain.

Un système d’alerte municipale a été mis en place pour que les résidants puissent être informés en temps réel de l’état de la situation.

Aide financière pour les personnes évacuées

La ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Kateri Champagne Jourdain, a assuré qu’une aide financière pouvant aller jusqu’à 1500 $ par résidence évacuée serait offerte. Cette aide avait déjà été déployée lors des incendies de forêt l’année passée.

« Notre gouvernement va continuer d’être là et on va apporter le même soutien dont on fait preuve l’année passée », a déclaré la ministre.

Des terrains de camping à disposition

Plusieurs terrains de camping temporaires et sans services sont mis à la disposition des personnes ayant un véhicule récréatif (VR).

On retrouve notamment :

  • Complexe récréatif et culturel (CREC) au 21, rue des Cèdres (Port-Cartier)
  • Base de plein air Les Goélands au 816, route 138 E (Port-Cartier)
  • Camping municipal Patterson (place limitée pour les gros VR) sur le boulevard du Portage-des-Mousses (Port-Cartier)
  • Quai municipal de Pentecôte au 3052, rue du Quai (Rivière-Pentecôte).